La BAD et le Ghana signent un accord de prêt de 63,81 millions de dollars

04/03/2008
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La BAD et le Ghana signent un accord de prêt de 63,81 millions de dollars

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Ghana ont signé,  mardi à Tunis, un accord de prêt de 40 millions d'UC, soit 63,81 millions de dollars, pour financer le programme de croissance dans les zones rurales du nord du pays. Le prêt FAD permettra de couvrir 58,5% du coût total du programme, qui est financé conjointement avec le Fonds international du développement agricole (FIDA) et le gouvernement du Ghana en vue de l'aider à faire face au problème de la pauvreté dans la région par la création d’une production agricole et rurale durable et l’accroissement d’activités génératrices de revenus.

S'exprimant à cette occasion, la vice-présidente de la BAD chargée des opérations, Zeinab El-Bakri, a félicité  le Ghana de sa décision de réduire les disparités régionales en vue d’atteindre les objectifs de développement du millénaire (ODM), notamment l'objectif consistant à éliminer l'extrême pauvreté et la faim. Le programme, a précisé Mme El-Bakri, appuiera les efforts d'autonomisation des communautés et accroîtra la production alimentaire et la commercialisation des produits. Il soutiendra également environ 372.000 ménages ruraux dans leurs efforts de réduction de la pauvreté, à travers la construction des principales infrastructures routières, l'amélioration de l'infrastructure de gestion de l'eau qui permettra d'accroître l'accès aux terres agricoles et le soutien au développement d'élevage, a-t- elle  ajouté.

La distribution de variétés résistantes à la sécheresse, le développement de l’irrigation ainsi que la préservation du sol et de l’eau permettront également  de contribuer aux efforts permettant aux bénéficiaires de faire face aux effets du changement climatique. Le projet servira de complément aux autres projets en cours et sa conception reconnaît et répond aux questions relatives au genre. Le programme permettra d’étendre l’accès les ressources agricoles aux femmes et augmentera les revenus des ménages, a-t-elle déclaré.

Elle a saisi l’occasion pour souligner les excellentes relations entre la BAD et le Ghana. Elle a assuré le pays du soutien de la BAD aux programmes du gouvernement du Ghana, dont l’objectif est d’assurer le développement d’une manière durable. 

L'ambassadeur du Ghana en Tunisie, M. Lawrence Satuh, qui a signé au nom de son pays, a  pour sa part, déclaré que les fonds décaissés  contribueront à fournir un soutien matériel à son pays dans ses efforts visant à traduire ses politiques de développement en réalisations concrètes dans deux secteurs vitaux de l'économie: l'énergie et le développement rural. Le Ghana a, depuis 1973, reçu une aide financière et technique considérable de la part de la BAD. L’accord signé mardi porte l’appui de l’institution au secteur agricole à 177.37 millions d’unité de compte (UC) pour 13 opérations en cours.

Il a fait remarquer que les régions bénéficiaires du programme ont enregistré de faibles niveaux de pauvreté dus en partie à de faibles niveaux de productivité agricole, la dépendance aux  aléas pluviométriques, les faibles niveaux de fertilité du sol, la famine saisonnière, la malnutrition systématique, une forte pression démographique exerçant un impact négatif sur les ressources naturelles ainsi que l’accès limité aux marchés. 

L’injection de 63.81 millions de dollars dans le financement du  programme permettra de faire face à certains de ces défis et contribuera de manière significative à l’atteinte des objectifs fixés dans la stratégie de réduction de la pauvreté dans le pays, a déclaré l’ambassadeur ghanéen.

L’agriculture demeure le secteur dominant de l’économie ghanéenne, contribuant à 39% du PIB et engageant directement 70% de la main d’oeuvre. Le secteur génère également à près de 57% des devises étrangères du pays. La fourniture de nouvelles ressources pour renforcer la capacité productive des régions les plus démunies d’un pays dont l’activité principale est l’agriculture favorisera un partage plus équitable de la richesse nationale, a-t-il ajouté.