La BAD et l'UIT unissent leurs forces pour interconnecter les capitales et les grandes villes d'Afrique

29/10/2007
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La réalisation des grands objectifs du Sommet Connecter l'Afrique passe par la collaboration

Publié conjointement par la Banque africaine de développement et par l'UIT

Kigali (Rwanda), le 30 octobre 2007 — La Banque africaine de développement (BAD) et l'Union internationale des télécommunications ont convenu de collaborer en vue de relier toutes les capitales africaines aux infrastructures TIC large bande, de renforcer la connectivité avec le reste du monde à l'horizon 2012.

Le Président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka et M. Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l'UIT ont fait cette annonce aujourd'hui au Sommet Connecter l'Afrique, qui se tient à Kigali (Rwanda).

Décrivant les défis qui attendent l'Afrique, M. Kaberuka a expliqué "Ces dernières années, les investissements privés dans les infrastructures TIC, surtout dans les réseaux de téléphonie mobile, ont eu un impact considérable sur de nombreuses régions de l'Afrique, mais d'importantes lacunes restent à combler. Il incombe aux banques de développement et à d'autres partenaires de financement de jouer leur rôle lorsque ces insuffisances retardent le développement de la région".

Ainsi que l'a dit le Dr Touré, "La clef du développement de l'Afrique n'est pas la charité. Les pays africains ont besoin d'une infrastructure TIC large bande moderne et fiable pour attirer les investissements, et ainsi, créer des emplois et alimenter la croissance économique. C'est une question d'indépendance économique et de renforcement de la compétitivité de l'Afrique dans l'économie mondiale".

Dans le cadre de cette collaboration, l'UIT et la BAD s'emploieront activement à mobiliser des partenaires et des financements pour combler les disparités entre les grands centres africains au niveau des infrastructures TIC large bande. La BAD héberge le Secrétariat du Consortium africain pour l'infrastructure, qui rassemble les principaux bailleurs de fonds et les principales institutions financières ayant des activités dans la région. Ce groupe joue un rôle déterminant dans le financement de projets ainsi que dans l'harmonisation des activités des parties intéressées.

Comme l'a fait observer M. Kaberuka, "la Banque a pour objet de stimuler la croissance économiques et de faciliter l'intégration économique. Nous voulons rendre les pays africains plus compétitifs; c'est pourquoi la BAD s'engage pour le développement des technologies de l'information et de la communication sur l'ensemble du continent".

Pour appuyer la mise en œuvre des projets d'infrastructure TIC financés par la BAD ou par d'autres partenaires intéressés, l'UIT servira d'agent d'exécution et fournira, si nécessaire, des compétences spécialisées et une assistance technique dans le domaine des télécommunications. L'UIT mobilisera aussi ses 650 et quelque Membres, parmi lesquels figurent de nombreux leaders du secteur des TIC.

Pour apporter leur appui aux nouveaux investissements d'infrastructure TIC et contribuer à remédier aux insuffisances, l'UIT et la BAD entreprendront conjointement des études de faisabilité et élaboreront des propositions de projet, après avoir recueilli l'avis d'Etats Membres et d'autres partenaires dans la région.

Afin de rationaliser l'emploi des fonds existants et de tirer parti des efforts déployés dans d'autres secteurs, l'UIT et la BAD s'emploieront également, en collaboration, à promouvoir une meilleure intégration des TIC dans d'autres grands investissements d'infrastructure. Il s'agit, par exemple, de prévoir la pose de câbles à fibres optiques pour le large bande dans le cadre des projets concernant les transports et l'énergie, ou d'encourager les opérateurs de télécommunication/TIC à adopter des méthodes novatrices de partage des infrastructures.

L'UIT et la BAD ont en outre décidé de collaborer pour aider les pays en développement à élaborer des politiques et des réglementations visant à encourager de nouveaux investissements d'infrastructure.

Contacts:

  • A l'UIT: Sanjay Acharya, Chef, relations avec les médias et informations publiques, Tél: +41 22 730 5046, Mobile: +41 79 249 4861, Courriel
  • A la BAD: Emmanuel K. Ngwainmbi, Consultant, marketing et communication, BAD, Tunis, Tél: +216 71 10 26 27, A Kigali, mobile: +250 03 202 099, Courriel

A propos de la BAD

Le Groupe de la Banque africaine de développement, principale institution de financement du développement en Afrique, se consacre à la lutte contre la pauvreté et à l'amélioration des conditions de vie sur le continent. Le Groupe de la BAD s'emploie en outre à mobiliser des ressources au service des progrès socio-économiques de ses pays membres régionaux.

La Banque a pour mission de promouvoir le développement économique et social en consentant des prêts, en procédant à des prises de participation et en fournissant une assistance technique.

Le Groupe de la Banque africaine de développement comprend :

  • La Banque africaine de développement (BAD) — banque multilatérale de développement dont les actionnaires comprennent 53 pays africains (pays membres régionaux ou PMR) et 24 pays non africains des Amériques, d'Asie et d'Europe (pays membres non régionaux ou PMNR). Créée en 1964, la Banque a son siège à Abidjan (Côte d'Ivoire) et a débuté ses activités officiellement en 1967. Elle opère depuis février 2003 à partir de son Agence temporaire de relocalisation située à Tunis.
  • Le Fonds africain de développement (FAD). Créé en 1973, le FAD, qui se compose de la BAD et des Etats participants, a commencé ses activités en 1974. Son principal objectif est de faire reculer la pauvreté dans les PMR, en accordant aux pays à faible revenu des prêts à des conditions préférentielles et des subventions pour financer des projets et programmes, ainsi qu'une assistance technique pour des études et des activités de renforcement des capacités.

A propos de l'UIT

Principale institution des Nations Unies chargée des questions relatives aux technologies de l'information et de la communication, l'UIT est l'instance mondiale où pouvoirs publics et secteur privé se rencontrent pour développer les réseaux et les services. Depuis plus de 140 ans, elle coordonne l'utilisation en partage du spectre des fréquences radioélectriques au niveau mondial, encourage la coopération internationale en attribuant des orbites de satellites, s'emploie à renforcer l'infrastructure des télécommunications dans les pays en développement et définit des normes mondiales qui garantissent la parfaite interconnexion de systèmes de communication très divers.

L'UIT organise également des expositions et des forums mondiaux et régionaux de télécommunication qui rassemblent les plus éminents représentants des secteurs public et privé et favorisent les échanges d'idées, de connaissances et de technologies, dans l'intérêt de la communauté internationale et, en particulier, des pays en développement.

De l'Internet large bande aux technologies hertziennes les plus récentes, de la navigation aéronautique et maritime à la météorologie par satellite en passant par la radioastronomie, des services de téléphonie et de télécopie aux réseaux de la prochaine génération en passant par la radiodiffusion télévisuelle, l'UIT continue à jouer un rôle essentiel en aidant les pays du monde à communiquer.

A propos de Connecter l'Afrique

Le Sommet Connecter l'Afrique se tient à Kigali (Rwanda) les 29 et 30 octobre 2007, sous le haut patronage de S. E. M. Paul Kagame, Président de la République du Rwanda et de S. E. M. John Kufuor, Président de la République du Ghana et Président de l'Union africaine. Il est organisé par l'Union internationale des télécommunications, l'Union africaine, le Groupe de la Banque mondiale et l'Alliance mondiale des Nations Unies pour les TIC au service du développement, en partenariat avec la Banque africaine de développement, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et le Fonds mondial de solidarité numérique.

Le Sommet Connecter l'Afrique a pour objectif global de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques nécessaires pour remédier aux insuffisances des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur le continent tout entier. Il offre l'occasion aux dirigeants des secteurs public, privé et financier de nouer directement des contacts et d'établir de nouveaux partenariats. Les participants débattent des principaux facteurs de réussite qui sont déterminants pour promouvoir les investissements dans les TIC et stimuler la croissance en Afrique, et examinent le développement des infrastructures large bande, le recours à de nouvelles solutions en matière d'accès "sur le dernier kilomètre", la mise en place d'un environnement politique et réglementaire favorable aux entreprises, la formation d'une main d'oeuvre qui maîtrise l'utilisation des TIC et la nécessité de trouver un juste équilibre entre investissements privés et investissements publics.