La BAD et l’OCDE organisent un atelier régional sur la croissance verte en Afrique

18/02/2013
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la Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont co-organisé un atelier sur le thème : « Croissance verte en Afrique : concepts, outils et stratégies pour bâtir des économies plus vertes et un avenir durable ». Accueilli par le ministère zambien des ressources foncières, à Lusaka, en janvier 2013, l’atelier a reçu plus de 100 participants issus de 18 pays africains, y compris des représentants d’organisations bilatérales et multilatérales.

Coprésidée par le Département de l’Énergie, de l’Environnement et du Changement climatique (ONEC) et le Comité de coordination du changement climatique (CCCC), ainsi que par l’OCDE, l’équipe de la BAD sur la croissance verte a exploré avec les participants la logique et l’environnement propice à la croissance verte en Afrique. Axées sur un apprentissage entre pairs, les présentations spécifiques aux pays ont relevé que plusieurs nations africaines, à différents stades de développement, ont entrepris de vastes initiatives axées sur une transition vers des économies plus vertes. Les présentations faites par la Sierra Leone, le Rwanda, l’Éthiopie, l’Île Maurice et l’Afrique du Sud ont démontré que, à l’évidence, les solutions de croissance verte peuvent être adaptées à des stades de développement différents. Cependant, les efforts spécifiques aux pays partageaient plusieurs caractéristiques clés, à savoir :

  • un soutien politique de haut niveau à la croissance verte, complété de façon idéale par de vastes consultations des parties prenantes;
  • une vision à long terme de la trajectoire de développement du pays;
  • une évaluation de la situation actuelle et un examen des options de développement au vu des changements environnementaux et socioéconomiques locaux et mondiaux;
  • un accent mis sur les programmes, plutôt que sur les solutions basées sur les projets;
  • une priorité accordée à la collaboration intersectorielle renforcée.

A la suite des discussions théoriques et pratiques sur la croissance verte, la seconde partie de l’atelier s’est focalisée sur l’utilisation de l’Évaluation environnementale stratégique (EES), comme outil pour identifier et évaluer les options de développement en termes d’impacts sur l’environnement, au regard de leurs objectifs socioéconomiques.

Dans l’ensemble, les débats nourris entre les pays participants et les représentants institutionnels ont démontré que la croissance verte devrait être reconnue comme une opportunité de promouvoir le développement de l’Afrique, de manière durable et plus équitable,. A l’évidence, la croissance verte est un processus en cours, et des approches par étapes sont nécessaires pour trouver un équilibre entre les besoins à long terme et ceux à court terme des pays africains.