La BAD et les autres banques de développement s'unissent pour stimuler les dépenses pour la croissance durable

19/06/2012
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La Banque africaine de développement (BAD) et cinq autres banques multilatérales de développement (BMD) ont pris la décision commune d’accroître significativement leur engagement envers le développement durable.

L’entente entre la BAD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque européenne d'investissement et le Groupe de la Banque mondiale, a été conclue au cours de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable, ou « Rio+20 », qui se déroule actuellement à Rio de Janeiro, au Brésil.

Les BMD ont fait des investissements cumulés de 93 milliards de dollars EU en moyenne par an au cours des cinq dernières années. Dans une déclaration commune, les six banques multilatérales de développement ont fait savoir que « la nécessité d'une transition à une croissance verte est reconnue comme la clé du développement durable et de la prospérité. Nous nous engageons à soutenir cette transition vers la croissance verte - une croissance réalisée avec une empreinte écologique réduite, inclusive et s’accompagnant de gains en opportunités et en accès aux ressources par toutes les tranches de la population afin de réduire les inégalités de revenus ».

Les BMD ont ajouté que Rio+20 offre « une occasion unique de lancer une nouvelle stratégie de développement durable ».

Les BMD ont déclaré que cette augmentation des dépenses de développement durable se justifie par le constat qu’un nouveau « paradigme vert» requiert un « effort mondial concerté pour innover et accroître sensiblement les efforts actuels ».

Pour sa part, la BAD a donné la preuve de son ferme engagement pour le développement durable et les stratégies vertes. Il C’est un domaine crucial de l'action pour l'Afrique. Le continent contribue le moins aux gaz à effet de serre, mais a tendance à en souffrir le plus, pour ce qui concerne les inondations, les sécheresses, la désertification, etc.

La BAD a élaboré son Document d’orientation sur la croissance verte, et elle investit environ 6,4 milliards de dollars EU sur les cinq ans allant de 2011 à 2015, dans le cadre de son Plan d'action climatique dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'eau et de l'agriculture. En outre, comme le financement du développement durable est essentiel pour les économies africaines, la BAD a investi dans une multitude d'instruments tels que le Fonds des forêts du bassin du Congo, le Fonds Clim-Dev Africa, la Facilité africaine de l'eau et le Programme d’appui au carbone en Afrique.

Commentant cette déclaration, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a déclaré: « Les besoins urgents des pays africains de croissance pour lutter contre la pauvreté à une époque de croissance démographique galopante signifie que les politiques de développement doivent être modelées pour réduire l'impact environnemental. Et ces mêmes pays africains doivent aussi se positionner pour pouvoir profiter de la promotion de la croissance économique verte ».