La BAD et les Seychelles signent un accord de prêt de 15 millions d’euros au titre d’un appui budgétaire

25/08/2009
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Tunis, 25 août 2009 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et les Seychelles, on signé lundi, 25 août 2009 à Tunis, un accord de prêt de 15 millions d’euros, pour financer un Programme de réforme de la gouvernance économique (EGRP) dans le pays.

L'accord a été signé par le vice-président des opérations Secteurs de la BAD, Kamal Elkheshen et le Secrétaire principal, du ministère des finances seychellois, Ahmed Abdoulla Didi, en présence de l’Administrateur du Groupe de la Banque pour les Seychelles, Peter Andrew Sinon.

S'exprimant lors de la cérémonie de signature, le vice-président Elkheshen a souligné la dimension historique de l'événement, tout en notant que « le programme du Groupe de la Banque est la première opération d'appui budgétaire dans le pays visant à appuyer le programme de reforme macroéconomique et financier du gouvernement pour 2009-2010 ».

Pour sa part, M. Didi a souligné la pertinence de l’appui et précisé « qu’il aiderait le gouvernement à pallier au déficit de financement budgétaire et permettra au pays d’atteindre les objectifs de son développement économique ».

Il a exprimé la gratitude du peuple et du gouvernement envers la BAD pour son appui et pour la confiance en les Seychelles, ajoutant que «le gouvernement se réjouit de l'amélioration des relations et souhaite une plus grande coopération avec le Groupe de la Banque ». 

Les résultats attendus du programme comprennent, entre autres, l’amélioration du processus de formulation et d'exécution budgétaire, le contrôle renforcé du budget et de la transparence, l'efficience et une meilleure transparence dans les marchés publics, l’amélioration dans la gestion de la dette publique et le climat des affaires.

Le programme, approuvé par le conseil d’administration le 20 juillet 2009 sera mis en œuvre dans le cadre de deux principales composantes, notamment, le renforcement de la gestion des finances publiques et la stimulation du développement du secteur privé. La première composante vise à consolider les progrès réalisés en matière de lutte contre la détérioration de la situation budgétaire, grâce à une meilleure gestion des finances publiques. La deuxième composante a pour objectif de réduire davantage le rôle du secteur public en tant qu’intervenant direct dans les activités commerciales et de production économique, et à faire de l’État un facilitateur du développement du secteur privé.

Il s’inscrit dans le cadre de la Note de stratégie intérimaire 2009-2010 de la Banque, et est en phase avec le programme gouvernemental de réforme macroéconomique et financière. La stratégie intérimaire de la Banque consiste à  «appuyer le programme de réformes en vue d’assurer une croissance durable », le programme de prêt se concentrant principalement sur une opération d’appui aux réformes.

La population seychelloise en général recueillera les fruits de la reprise de la croissance et de la création de possibilités d’emplois dans le secteur privé. En outre, elle tirera indirectement profit d’une gestion transparente et efficace des ressources publiques.

A l’heure actuelle, le Groupe de la Banque finance trois études dans le pays, notamment, le Plan de mise en valeur des ressources en eau, financé au titre de la Facilité africaine de l’eau pour un montant de 955 000 euros ; l’évaluation de l’incidence environnementale et sociale du projet de connexion des Seychelles à l’Afrique de l’Est au moyen du Système de câble sous-marin (500 000 dollars), financée au titre du Fonds d’assistance technique aux pays à revenu intermédiaire ; et l’étude sur le développement des ressources humaines (600 000 UC), financée également par le Fonds d’assistance technique aux pays à revenu intermédiaire.