BAD-Groupes de réflexion : accélérer la transformation de l’Afrique par l’intégration régionale

27/10/2013
Share |

Dans le cadre de la Conférence économique africaine (CEA) de cette année, la Banque africaine de développement (BAD) organise une séance de réseautage avec des groupes de réflexion, sur le thème « Accélérer la transformation de l’Afrique par le biais de l’intégration régionale : quelles sont les priorités et les options en matière de politiques ? » Ce séminaire de haut niveau, qui s’est tenu le dimanche 27 octobre à Johannesburg, a lancé la série de réunions de la CEA programmées du 28 au 30 octobre, dans la capitale économique de l’Afrique du Sud.

Le Groupe de la Banque n’a eu de cesse d’affirmer que la transformation structurelle du continent ne saurait se faire sans investissements dans les infrastructures ni intégration régionale. Or, les résultats obtenus à ce jour ne sont guère impressionnants, les échanges commerciaux intra-africains étant estimés entre 12 % et 16 %. Afin d’atteindre son but, la BAD a entrepris d’élaborer une nouvelle stratégie d’intégration régionale (SIR) pour la décennie 2014-2023, marquée par une toute nouvelle approche.

La séance de réseautage – une initiative de collaboration entre l’Institut africain de développement et le Département de l’intégration régionale et du commerce du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) – entend fournir un instrument de diagnostic efficace et basé en Afrique, pour permettre aux groupes de réflexion, décideurs politiques et communautés régionales économiques, de participer à un échange de vues sur le meilleur moyen d’esquisser le chemin de l’Afrique vers sa transformation structurelle.

En effet, la vision des dirigeants et des experts de l’Afrique consiste à muer le continent en une Afrique prospère, qui connaisse une croissance de qualité favorisant quantité d’opportunités d’emploi pour tous – pour les femmes et les jeunes, surtout. En vue de concrétiser le programme de transformation, les participants espèrent bénéficier de l’expérience concrète de pays émergents et débattre des enjeux suivants :

  • Une nouvelle approche s’avère-t-elle nécessaire ? Quelles sont les priorités absolues pour faciliter les échanges commerciaux et accélérer l’intégration régionale en Afrique ?  
  • Qu’est-ce que les banques de développement multilatérales, telles que la BAD, devraient faire autrement, pour soutenir l’intégration africaine ? Quel genre de relations devraient-elles entretenir avec les acteurs clés de l’intégration régionale (par ex. les organismes panafricains [CUA, CEA, les CER, les universités et les associations professionnelles) ?
  • Que faut-il faire pour que l’Afrique réussisse son intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales ?
  • Quelles mesures politiques et quels investissements en rapport avec l’industrialisation doit-on mettre en place pour que l’Afrique devienne plus attrayante que d’autres destinations ?
  • Quelles sont les politiques à adopter les mieux appropriées pour entraîner l’industrialisation ?
  • Comment l’Afrique peut-elle utiliser ses produits de base pour favoriser l’industrialisation, la création d’emplois et la transformation économique ?
  • Quelles sont les questions d’économie politique qui influencent l’intégration de l’Afrique, et que peuvent faire les pays pour surmonter ces contraintes et concrétiser leur engagement ?
  • Comment l’Afrique peut-elle financer son intégration régionale afin de véritablement faire avancer son programme ?

Visant à définir les politiques qui garantiront le mieux une intégration efficace de l’Afrique, et en étudiant ces questions d’économie politique, la séance de réseautage de la BAD à Johannesburg, réunissant des groupes de réflexion consacrés au dialogue politique, devrait fortement inspirer le panel de haut niveau chargé d’élaborer la nouvelle SIR de la Banque et de chercher des réponses aux questions latentes, parmi lesquelles :

  • les priorités pour accélérer l’intégration régionale en Afrique ;
  • le rôle des banques de développement multilatérales (BDM), telles que la BAD, et ce qui doit être fait différemment pour soutenir l’intégration africaine ;
  • la relation entre les BDM et les acteurs clés de l’intégration régionale ;
  • Esquisser la trajectoire que l’Afrique devra suivre pour réussir son intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales ;
  • stimuler la capacité de production, condition préalable à l’ajout de valeur et aux échanges commerciaux, aussi bien sur les marchés régionaux que mondiaux ;
  • les questions d’économie politique qui influencent l’intégration de l’Afrique et la concrétisation des engagements à atteindre cet objectif ;
  • le financement de l’intégration régionale.