La BAD adopte un Cadre de mesure des résultats pour optimiser ses objectifs de développement

08/01/2014
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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 8 janvier 2014 à Tunis, son nouveau Cadre de mesure des résultats (CMR) pour la période 2013-2016. Le CMR est un outil de gestion interne, qui aidera l’institution à atteindre ses objectifs de développement.

Le CMR est bâti autour de 100 indicateurs de performance, organisés en quatre niveaux interreliés : les progrès en matière de développement en Afrique (niveau 1) ; la contribution de la Banque au développement en Afrique (niveau 2) ; la performance opérationnelle de la Banque (niveau 3) ; et son efficience organisationnelle (niveau 4). Le CMR améliorera davantage encore la capacité de la Banque à conserver des standards élevés pour l’obtention de résultats en matière de développement sur le continent africain. La Banque suivra systématiquement les performances à chacun des quatre niveaux grâce à sa Revue annuelle sur l’efficacité du développement.
Ce document se fonde sur de vastes recherches et sur les meilleures pratiques internationales déployées dans le domaine de la gestion pour les résultats en matière de développement. Il tire enseignement, non seulement des leçons acquises lors de la mise en œuvre du précédent CMR, mais s’est également enrichi des consultations menées avec d’autres institutions de développement.

« Le Cadre de mesure des résultats n’est pas une fin en soi : c’est un outil de développement afin que la Banque atteigne ses objectifs », a déclaré  Simon Mizrahi, directeur du Département des résultats et du contrôle de qualité de la Banque, lors de la présentation du document. Le CMR recense des exemples du travail abattu par la Banque, et n’omet rien de ses forces et ses faiblesses, de façon à mettre en place une action appropriée, visant à déployer plus efficacement ses programmes et à concrétiser avec succès ses nouvelles aspirations, exposées dans sa Stratégie décennale pour 2013-2022.

Outil de gestion, le CMR focalise l’attention sur cinq domaines critiques :

  • L’orientation stratégique. La stratégie décennale de la Banque a identifié deux objectifs primordiaux : la croissance inclusive et la transition vers une croissance verte. Au niveau 1, une panoplie d’indicateurs optimisée perfectionne la manière dont la Banque mesure les progrès de l’Afrique vers ces deux objectifs. Et au niveau 2, les contributions de la Banque à leur réalisation sont prises en compte pour les cinq priorités opérationnelles définies dans sa stratégie : le développement des infrastructures, l’intégration régionale, le développement du secteur privé, les compétences et les technologies, et la gouvernance et la responsabilisation.
  • Mieux évaluer l’impact de la Banque sur le développement. Evaluer un impact sur le développement n’est pas chose aisée, car le développement est un concept complexe qui fait intervenir quantité d’acteurs différents. Pour relever ce défi, le CMR insiste davantage sur les réalisations intermédiaires, plutôt que sur les produits. Il aide également la Banque à améliorer la compréhension de l’impact sur le développement, en clarifiant les liens entre les activités et leur impact.
  • Un accent plus fort sur le genre. Le CMR comporte de solides indicateurs de genre, pour suivre les progrès dans les domaines cruciaux pour la stratégie de croissance inclusive de la Banque, tout en intégrant davantage les dimensions de genre dans la conception des projets.
  • Mieux optimiser les ressources. Le CMR insiste sur l’utilisation optimale des ressources, volet incontournable de la mission de développement de la Banque. Cela implique de s’assurer que chaque dollar investi par la Banque produise le meilleur résultat possible en faveur de ses clients.
  • Des cibles ambitieuses qui maximisent la performance de la Banque. Le CMR a établi des normes de performance rigoureuses pour les opérations (niveau 3) et pour l’efficacité organisationnelle (niveau 4) de la Banque. Des objectifs annuels aideront à mesurer les progrès et à susciter une mesure corrective en temps opportun.

Approuvant le CMR, les membres du Conseil ont exprimé leur satisfaction et déclaré que cet outil renforçait la culture de mesure des résultats à la Banque. De son côté, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a déclaré que la BAD « devait désormais faire du Cadre de mesure des résultats un outil pratique, et apprendre en avançant ».