La Banque africaine de développement approuve une révision de sa politique de tarification des prêts

14/05/2010
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Tunis, le 14 mai 2010 – La Banque africaine de développement a approuvé le 10 mai 2010 une révision de sa politique de tarification des prêts souverains et à garantie souveraine qui sera effective le 1er janvier 2011.

Cette politique consiste en une série de mesures qui intègrent plusieurs objectifs institutionnels concordants dont la nature coopérative de l’institution, le maintien de sa solidité financière et la nécessité d’assurer des taux compétitifs à ses pays membres emprunteurs.

Les mesures adoptées sont de deux ordres. La première série concerne les mesures visant à intégrer une plus grande flexibilité dans son mécanisme de tarification. La Banque introduit ainsi une révision périodique de l’adéquation de sa marge contractuelle pour les nouveaux prêts et une révision éventuelle de sa tarification pour faire face à des situations de crises exceptionnelles.

La deuxième série concerne les mesures de préservation de son intégrité financière tout en restant compétitif. Ces mesures prévoient le relèvement de sa marge actuelle de 20 points de base en vue d’une meilleure soutenabilité de sa tarification. Autre décision, l’instauration d’une commission d’engagement progressive allant de 25 à 75 points de base applicable uniquement au montant des prêts d’appui aux réformes à décaissement rapide non déboursés dans les délais négociés.

Ce nouveau cadre de tarification est particulièrement important pour la Banque et ses actionnaires. Pour la Banque, elle permettra d’assurer la compatibilité de sa tarification des prêts avec l’objectif de garantir sa solidité et capacité financière à long terme. Elle vise également à supporter la croissance de son portefeuille et à répondre à la demande additionnelle de ses pays membres emprunteurs.

Pour les pays membres emprunteurs, elle offre plus de transparence et de prédictibilité des prix tout en garantissant la capacité d’emprunt de la Banque à des taux compétitifs sur les marchés des capitaux, assurant ainsi l’efficacité de son rôle d’intermédiation financière pour le bénéfice des pays africains.