Agribusiness : la BAD octroie 100 millions $ de prêt à l’entreprise Export Trading Group (ETG)

29/08/2016
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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 13 juillet 2016, un prêt de 100 millions de dollars EU en faveur de l’entreprise Export Trading Group (ETG). Ce, afin de financer une partie de son programme d’investissements quinquennal en Afrique, qui entend promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes en adoptant une approche intégrée de la chaîne de valeur tout en mettant l’accent sur l’accès aux marchés régional et mondial.

Confrontée à un défi sans précédent en matière de sécurité alimentaire, l’Afrique continue de dépendre des importations alimentaires pour satisfaire la demande sans cesse croissante. En 2015, le continent a dépensé plus de 35 milliards de dollars EU pour importer des denrées alimentaires, un montant qui devrait augmenter pour atteindre plus de 110 milliards de dollars EU d’importations nettes à l’horizon 2025.

ETG fait partie des chaînes intégrées de gestion et de transformation des produits agricoles les plus importantes et les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne. Le Groupe a été fondé dans les années 1960 au Kenya, avant de transférer son siège en Tanzanie puis à Dubaï. Maïs, engrais, graines de sésame, légumes secs, noix de cajou, blé, soja, sucre, riz, coton, café et sucre constituent ses produits commerciaux de base principaux.

Le  programme d'investissement du groupe s’articule comme suit : des projets d’engrais au Kenya et en Zambie ; des usines de transformation (riz, noix de cajou, maïs, sésame, coton, biscuit) au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Mozambique, au Togo, en Éthiopie, au Bénin, au Zimbabwe, au Nigeria et en Ouganda ; des entrepôts multi-produits au Burkina Faso, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, au Niger, au Bénin, au Nigeria et en Éthiopie ; et enfin des silos au Zimbabwe.

Ce programme s’inscrit dans la droite ligne de quatre des cinq grandes priorités de la Banque (Top 5), que sont « Nourrir l’Afrique » ; « Industrialiser l’Afrique » ; « Intégrer l’Afrique » ; et « Améliorer la qualité de vie des Africains ». Le programme contribuera aussi fortement à améliorer la productivité agricole en Afrique, et surtout à l’ajout de valeur et à une distribution large des produits alimentaires sur le continent.

Entre autres résultats escomptés en matière de développement, figurent : contribuer à la sécurité alimentaire ; contribuer à la substitution des importations alimentaires, créer des emplois et des recettes budgétaires ; promouvoir l’accès des petits exploitants agricoles aux intrants (semences et engrais), mécanisation et accès aux marchés internationaux offrant ainsi aux agriculteurs des revenus plus importants ; intégrer les segments les plus pauvres de la population dans un processus durable de croissance économique et de développement ; accroître l’efficacité de la chaîne de valeur pour différents produits agricoles en augmentant la base des infrastructures et la capacité d’ajout de valeur ; favoriser l’intégration régionale avec la mise en place de plateformes durables pour approvisionner les marchés locaux et régionaux et assurer l’intégration des marchés d’exportation ; contribuer à l’industrialisation avec de nouvelles usines de transformation.


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