Congo : un prêt de 22,5 millions $ de la BAD pour améliorer le climat d’investissement et la gouvernance des forêts

01/07/2015
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Le 1er juillet 2015, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 22,5 millions de dollars EU en faveur de la République du Congo. Ce, afin de contribuer au financement du Projet d’appui au climat d’investissement et à la gouvernance forestière (PACIGOF) de ce pays.

Ce projet entend promouvoir une croissance inclusive et forte, en améliorant le climat d’investissement et la diversification de l’économie congolaise. Il renforcera les capacités des institutions d’appui au secteur privé, encouragera les initiatives privées, et améliorera la gouvernance du secteur forestier et de la filière bois dans le pays.

Le déploiement du PACIGOF implique les ministères à Brazzaville, mais aussi les bureaux du ministère des Affaires économiques à Pointe-Noire, ainsi que les structures décentralisées du ministère de l’Économie forestière et du Développement durable dans l’arrière-pays. Les principaux bénéficiaires de ce projet sont : (i) l’État congolais, grâce au renforcement des capacités institutionnelles des structures chargées de la promotion des PME, à l’amélioration du climat d’investissement et de la gestion du secteur forestier/de la filière bois ; et (ii) les entreprises – les PME dirigées par des femmes et les microentreprises en particulier – qui fonctionneront ainsi dans un environnement institutionnel plus propice. D’une manière générale, la meilleure qualité de service que le projet induira profitera à l’ensemble des Congolais –principaux bénéficiaires des emplois créés, surtout du fait de la plus grande efficacité de la gouvernance du secteur forestier/de la filière bois et de la hausse des investissements privés.

Une fois achevé, projet devrait avoir pour résultats : (i) un cadre stratégique national pour les PME rénové ; (ii) un cadre juridique et réglementaire applicable aux PME sensiblement amélioré  ; (iii)  des structures d’appui au secteur privé renforcées, notamment grâce au guichet unique et à une Chambre de commerce opérationnelle ; (iv)  une base de production à la diversification croissante, grâce à la mise en place d’incubateurs et de pépinières et au développement de l’entrepreneuriat féminin ; (v) un sous-secteur « forestier/du bois » réorganisé, le ministère de l’Économie forestière et du Développement durable réadaptés ; (vi) une base de production du secteur revitalisée, grâce à la hausse des investissements, et un secteur qui contribue davantage au budget national.

C’est tout le pays qui tirera profit de ce projet, surtout les institutions d’appui au secteur privé, les ministères sectoriels et le secteur privé, dont les capacités seront renforcées et les ressources accrues. Les organisations de la société civile profiteront quant à elles d’un renforcement de leurs capacités en matière de gestion forestière, et les associations de femmes participant aux activités économiques bénéficieront de la mise en place d’un centre d’entrepreneuriat destiné aux femmes.

Ce prêt de la BAD couvre la moitié du coût total du projet, estimé à 45 millions de dollars EU (environ 24,64 milliards de FCFA). Le gouvernement congolais fournira une contrepartie équivalant à l’autre moitié.