La BAD approuve une prise de participation dans le Fonds panafricain de développement des infrastructures 2 pour un montant n’excédant pas 25 millions de dollars

25/12/2013
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Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé mardi 17 Décembre 2013 une prise de participation dans le Fonds panafricain de développement des infrastructures 2 (PAIDF 2) pour un montant n’excédant pas 25 millions de dollars. Le PAIDF2 est un fonds de capital-investissement qui sera investi dans des projets des secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement, des technologies de l'information et de la communication (TIC) et des infrastructures de santé à travers le continent. Les investissements du Fonds contribueront au développement des infrastructures dorsales de l'Afrique, appuieront la croissance économique et contribueront à la création d'emplois directs et indirects. 

En 2007, la Banque a approuvé un investissement de 50 millions de dollars dans le Fonds panafricain de développement des infrastructures (PAIDF 1), un fonds de capital-investissement investissant dans des projets d'infrastructure à travers le continent. Harith General Partners (Harith), d’Afrique du Sud, a été créé pour assurer la gestion du PAIDF 1, qui est à présent presque entièrement engagé dans neuf opérations. A ce jour, les investissements effectués par le PAIDF 1 ont permis d’augmenter l’accès à l'électricité, de développer les infrastructures de transport, d’améliorer l'accès aux services de TIC et de soutenir plus de 3 000 emplois directs à travers le Nord, l’Est, l’Ouest et le Sud du continent africain. A travers sa participation dans le PAIDF 2, la BAD capitalisera sur la qualité de la plateforme d'investissement, l'expérience de l'équipe et les réseaux d'identification de projets développés par Harith au cours des six dernières années.

Le déficit d'infrastructures adéquates est un obstacle majeur de l’environnement des affaires en Afrique. Le développement de nouveaux projets d'infrastructure contribuera à la croissance économique par le biais d’une compétitivité accrue, de l’augmentation des investissements directs étrangers et de l'amélioration des opportunités d’échanges commerciaux. Par ces canaux, les investissements dans des projets d'infrastructures contribueront à la réduction de la pauvreté en plus d'améliorer les conditions de vie des populations ciblées.

Selon l'étude du Diagnostic des infrastructures nationales en Afrique (Africa Infrastructure Country Diagnostic), 93 milliards de dollars devraient être investis annuellement afin d’adresser le déficit des infrastructures du continent. Un défi majeur pour le développement de projets d'infrastructure privés est l'accès limité aux financements privés et en particulier au fonds propres et aux instruments de quasi-fonds propres. Bénéficiant d’une des équipes les plus expérimentées du continent et d'une réserve de projets prête à être déployée, Harith est idéalement positionné pour continuer à adresser ces déficits avec le PAIDF 2. En outre, en vertu de sa taille et de sa portée géographique, le PAIDF 2 sera bien positionné par rapport à la concurrence.

Tshepo Mahloele, Directeur General de Harith General Partners, a souligné que « Nous sommes fermement d'avis que notre partenariat continu avec la BAD permettra de livrer encore plus de transactions innovantes dans le secteur des infrastructures comme nous le démontrons avec le projet d'énergie éolienne du lac Turkana au Kenya et du pont à péage Henri Konan Bédié à Abidjan ».

Samuel Ekue Mivedor, Chef du Département du portefeuille du secteur privé de la Banque a souligné que « la Banque s'appuie sur l'expérience acquise par Harith en tant qu’équipe au cours des six dernières années afin d' investir de façon stratégique et pragmatique dans les secteurs de l’énergie, des transports, des TIC, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que des projets d'infrastructure de santé à travers le continent ».