La BAD approuve un prêt de 30 millions de dollars EU pour la réhabilitation de l’usine de papier d’Oku Iboku, au Nigéria

27/02/2014
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La volonté de faire revivre l’usine de pâte à papier d’Oku Iboku, dans les États d’Akwa Ibom et de Cross River (sud-est du Nigéria), s’est concrétisée, le 26 févier 2014 à Tunis, où les administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé un prêt de 30 millions de dollars EU pour financer ce projet de réhabilitation.

Le projet « Pâtes et papier d’Oku Iboku » (OKIPP) porte sur la réhabilitation et la modernisation d’une usine intégrée de pâte à papier qui fabrique du papier journal et autres papiers de presse dans ces deux États du Nigéria.

Financés par le groupe Negris, une société d’ingénierie nigériane qui dessert les secteurs de l’énergie et de l’industrie du Nigéria, les principaux actifs comprennent des usines de pâte à papier, une concession forestière et une centrale électrique au gaz. Ce complexe, qui avait été créé sous la forme d’une entreprise publique, a fermé dans les années 1990 et a été acquis par Negris après avoir été privatisé en 2008.

Dans le droit fil de la Stratégie à long terme de la BAD, ce projet soutient une croissance inclusive et verte en contribuant à une meilleure gestion et à une meilleure utilisation des ressources forestières, ainsi qu’en engendrant des liens avec l’économie locale. Il s’aligne sur l’Agenda de transformation agricole du Nigéria récemment approuvé, sur le document de stratégie pays de la BAD pour le Nigéria et sur la stratégie d’intégration régionale de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest en contribuant à la modernisation de l’agriculture et au développement des infrastructures, en accroissant le commerce régional et en promouvant l’entrepreneuriat local.

A terme, le projet devrait conduire à des économies annuelles sur les importations de papier journal au Nigéria et engendrer des recettes fiscales pour les gouvernements des États comme pour le gouvernement fédéral. Outre sa forte contribution à la création d’emplois dans la région, le projet OKIPP développera les compétences technologiques dans le domaine de la pâte à papier et du papier par le biais d’un transfert planifié de compétences spécialisées et par le développement des liens entre PME.

Ce projet, dont le coût total est estimé à 200 millions de dollars EU, sera financé avec un ratio dettes/fonds propres de 60/40. La dette sera financée par des institutions de financement du développement (IFD) et des banques commerciales nigérianes. La BAD, qui accordera un prêt privilégié de 30 millions de dollars EU, intervient en tant qu’arrangeur mandaté.