Le FAD octroie 45 millions de dollars pour l’Université panafricaine pour le développement des sciences, de la technologie et de l’innovation

25/07/2013
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La  Banque a approuvé, le 24 juillet 2013, un don de 45 millions de dollars EU du Fonds africain de développement (FAD), destiné à appuyer la création de l’Université panafricaine (UPA).

L’Université panafricaine est une université régionale délivrant des diplômes postuniversitaires (master et doctorat). Elle projette de mettre en place un réseau académique d’institutions postuniversitaires et d’instituts de recherche, qui soit au service de tous les pays africains. Elle est constituée d’instituts thématiques, basés en Afrique de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Nord et australe, dont les programmes respectifs s’articulent autour des thématiques suivantes :

  1. Sciences fondamentales, technologies et innovation (Afrique de l’Est)
  2. Sciences de la vie et de la terre, incluant agriculture et santé (Afrique de l’Ouest)
  3. Gouvernance, humanités et sciences sociales (Afrique centrale)
  4. Sciences de l’eau et de l’énergie, incluant le changement climatique (Afrique du Nord)
  5. Sciences de l’espace  (Afrique australe).

« Des milliers d’étudiants, dans toute l’Afrique, bénéficieront de ce projet. Il s’agit véritablement d’un effort régional remarquable afin d’aider les universités africaines à atteindre un rang mondial et à augmenter leur réserve de scientifiques et chercheurs africains, non seulement pour répondre aux besoins du continent, mais aussi pour aider les jeunes à être plus compétitifs sur le marché international de l’emploi. », a souligné  Agnès Soucat, directrice du Département du développement humain de la BAD.

Le projet contribuera à former les compétences nécessaires aux pays africains pour mieux faire valoir  leurs ressources naturelles et accroitre tant leur compétitivité que leur croissance, ainsi que l’emploi des jeunes. Avec l’Université panafricaine, c’est un pas de plus qui est franchi, en faveur de la création de l’Espace africain de l’enseignement supérieur et de la recherche, car pourront ainsi être engagés, respectivement : (i) la mise en place de systèmes de gouvernance régionaux efficaces de l’enseignement supérieur ; (ii) l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur au plan régional, en adéquation avec le marché du travail ; (iii) un accès équitable à un enseignement supérieur de qualité en sciences, technologies et ingénierie ; et (iv) l’augmentation du nombre d’institutions d’enseignement supérieur atteignant un rang mondial.

Le projet aidera aussi à mettre en place la structure de gouvernance de l’Université panafricaine, tant au niveau central qu’au niveau des pays, et à renforcer les capacités académiques et de recherche dans les trois instituts thématiques que sont l’Institut pour les sciences fondamentales, la technologie et l’innovation (PAUSTI) au Kenya, l’Institut pour les sciences de la vie et de la terre (PAULESI) au Nigeria, et l’Institut pour la gouvernance, les humanités et les sciences sociales (PAUGHSS) au Cameroun. L’Allemagne, l’Inde, le Japon et la Suède constituent d’autres appuis à l’Université panafricaine, en tant que partenaires thématiques principaux (“Lead Thematic Partners”).

Cruciale, l’opération est une réponse à la requête adressée par la Commission de l’Union africaine (CUA) à la Banque, lui demandant son appui technique et financier pour la conception et l’opérationnalisation du réseau de centres d’excellence de l’enseignement supérieur – ce réseau devrait permettre de résoudre les besoins en éducation, formation et recherche, dans cinq domaines prioritaires pour le développement de l’Afrique. En phase avec la nouvelle Stratégie 2013-2022 de la Banque, le projet répond aux priorités opérationnelles relatives à la science, aux technologies et à l’intégration régionale, ainsi qu’aux objectifs de la Stratégie pour le capital humain en cours de finalisation et du Nouveau modèle d’éducation en Afrique (NEMA). Les activités du projet portent aussi sur les questions de genre et la sécurité alimentaire notamment, retenus dans la Stratégie décennale de la BAD.