La BAD octroie 12 millions de dollars EU pour le projet de câble sous-marin des Seychelles

29/04/2011
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Tunis, le 27 avril 2011 – Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé mercredi 27 avril, à travers son guichet du secteur privé, un prêt senior équivalant à 12 millions de dollars EU pour financer le projet de câble sous-marin est-africain des Seychelles (SEAS). Le projet vise à établir une liaison entre les Seychelles et les centres d’échange internet mondiaux en fournissant un service de bande passante d’excellente qualité à un prix bien inférieur à celui disponible aujourd’hui à travers les solutions satellites.

Le projet SEAS sera cofinancé par la Banque européenne d'investissement et les apports de fonds propres répartis entre les trois actionnaires du projet: la République des Seychelles, la société Cable and Wireless Seychelles et la société Airtel.

Le projet comprend l’ingénierie, le sondage des fonds marins, la construction, l’installation et la mise en service d’un système de câble optique sous-marin muni des équipements connexes, qui reliera les Seychelles (Victoria, sur l’île Mahé) à la Tanzanie (Dar-es-Salam). Le système comprend une paire de fibres optiques munies, aux deux extrémités, de dispositifs de terminaison. Il est configuré pour 32 longueurs d’onde, ce qui permet un débit maximal de 320 Gbit/s. Depuis la Tanzanie, les opérateurs seychellois de télécommunication auront accès à la connectivité internationale.

L’utilisation des téléphones mobiles et de l’internet en Afrique élargit les marchés, facilite la circulation de l’information, réduit le coût des transactions, se substitue à des transports physiques coûteux, et améliore ainsi les rendements. A cet égard, le projet constituera pour le pays un investissement majeur en termes d’infrastructure et permettra de relier un câble à d’autres infrastructures TIC régionales. Ceci réduira le coût de fourniture d’une bande passante en proposant une solution de rechange et un itinéraire de trafic plus compétitifs, comparativement au satellite.

En outre, le projet renforcera la compétitivité des entreprises seychelloises par l’utilisation de technologies modernes à moindre coût. Les promoteurs du projet en seront les premiers bénéficiaires d’autant plus qu’ils pourront accéder à une interconnexion internationale de meilleure qualité que celle par satellite. La disponibilité de services TIC de qualité a également des incidences sur d’autres secteurs tels que la santé, l’industrie, l’éducation et les affaires.

Le projet générera aussi pour le gouvernement des ressources financières additionnelles tirées de la TVA. Celles-ci découleront de l’amélioration du climat des affaires, de la diversification de l’économie et de la création d’emplois à forte valeur ajoutée.

Le projet cadre bien avec la Politique nationale des Seychelles en matière de technologies de l’information et de la communication, adoptée en 2007. Le projet est également conforme à la stratégie de la BAD en matière de TIC 2008-2010, de l’intégration régionale et plus précisément son premier pilier, qui met en relief le rôle essentiel de l’infrastructure dans le soutien du commerce intra-régional et mondial et l’intégration du marché. Enfin, en tant que premier projet de la Banque en Partenariat Public-Privé aux Seychelles, le SEAS répond à l’aspiration de la BAD à diversifier son portefeuille d’opérations dans le secteur privé.