La BAD octroie 30 millions de dollars au Rwanda pour soutenir l'infrastructure rurale

30/06/2011
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Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD, guichet concessionnel du Groupe de la BAD) a approuvé à Tunis, un prêt de 35 millions de dollars EU au gouvernement du Rwanda. Ce prêt sera déboursé a travers le Programme d’appui aux infrastructures d’élevage (LISP) et sera mis en œuvre sur une période couvrant quatre exercices budgétaires, de 2011 à 2015.

Le LISP est la deuxième opération d’appui budgétaire sectoriel de la Banque au Rwanda et il est aligné sur la Stratégie de développement et de réduction de la pauvreté 2008-2012 du gouvernement Rwandais.

Le but du programme est de créer un environnement porteur propre à stimuler le développement d’un secteur de l’élevage moderne par l’apport de valeur ajoutée et l’accès aux marchés afin d’encourager la diversification de l’économie, soutenir la croissance, créer des emplois et réduire la pauvreté.

L’ensemble de la population rwandaise bénéficiera des retombées du programme, notamment les petits exploitants agricoles et les grandes unités agro-industrielles. Dans l’ensemble, le bien-être et la qualité de vie de tous les Rwandais s’améliorera grâce à l’accroissement de la disponibilité de produits d’élevage de meilleure qualité et à un coût réduit par un approvisionnement et une commercialisation plus fiables.

Le programme aura aussi un effet bénéfique considérable sur le secteur privé à travers deux principaux canaux : i) une réduction substantielle du coût des transactions commerciales dans le secteur agricole ; ii) l’accroissement des investissements privés dans le sous-secteur de l’élevage

L’intervention et l’expérience de la Banque dans le secteur agricole s’étend à l’ensemble du continent africain. Suite au programme de réformes du gouvernement du Rwanda et à la nouvelle stratégie du secteur agricole de la Banque, le domaine de concentration de la Banque dans son appui à l’agriculture est la fourniture des infrastructures agricoles et la gestion des ressources naturelles. Ceci est dû au fait que l’agriculture est le secteur qui constitue, au point de vue de l’offre, l’obstacle le plus sensible à la demande pour le maintien d’une croissance tirée par le secteur privé, pour la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.