La BAD à l’EEDC : «Nous sommes ici pour soutenir la trajectoire de croissance de l’économie égyptienne»

16/03/2015
Share |

La BAD a dépêché une importante délégation à l’Egyptian Economic Development Conference (EEDC), qui s’est tenu du 13 au 15 mars 2015, à Sharm el Sheikh. Destiné à promouvoir les nouveaux fondamentaux de l’économie égyptienne, l’EEDC a attiré un parterre de personnalités et enregistré plus de 2 000 participants.

Sollicitée par les autorités égyptiennes, la Banque africaine de développement (BAD) se devait de marquer d’une présence active sa participation à l’Egyptian Economic Development Conference (EEDC), qui s’est tenu du 13 au 15 mars 2015, à Charm el-Sheikh, en Égypte : « Nous sommes ici pour soutenir la trajectoire de croissance de l’économie égyptienne », a déclaré le vice-président de la BAD Aly Abou Sabaa, à la tête de l’importante délégation dépêchée sur place. Et d’ajouter : « L’engagement de l’Égypte avec le reste de l’Afrique est historique et ancien. La croissance économique du pays n’est donc pas seulement importante pour les 86 millions d’Egyptiens qui vivent ici, elle l’est aussi pour le reste du continent. »

Nommée en janvier 2014 représentante résidente de la BAD en Égypte, Leïla Farah Mokaddem y incarne l’image de l’institution, et a la charge de superviser les différents projets qu’y mène la Banque. Pour l’année 2015, a-t-elle annoncé, « la Banque va renforcer son programme de prêts, avec des partenariats public-privé dans les énergies renouvelables comme dans les infrastructures énergétiques classiques. La BAD fera en sorte de s’aligner sur la priorité du gouvernement, qui est de mettre l’accent sur la croissance inclusive et l'inclusion sociale, en faveur de tous les Egyptiens. » Abondant dans le même sens, le directeur régional pour l’Afrique du Nord, Jacob Kolster, a précisé que ce programme de prêts totalisera quelque 500 millions de dollars EU en 2015, et qu’il « sera complété d’une assistance technique et de renforcement des capacités. Ce, afin d’aider l’Égypte à renouer avec une croissance forte et inclusive qui bénéficie à tous les Égyptiens. » Avant d’ajouter : « en tant que pays le plus peuplé du monde arabe et première économie d’Afrique du Nord, l’Égypte est de la plus haute importance pour la Banque africaine de développement. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que la Banque appuie avec force l’EEDC et l’économie du pays ».

« L’Égypte est engagée dans des projets nationaux de grande envergure, qui ont pour but de renforcer la compétitivité de l’économie, créer des opportunités d’emplois et attirer des investissements privés tant étrangers que domestiques, renchérit une autre membre éminente de la délégation de la BAD sur place, Tas Anvaripour, qui dirige le nouveau fonds spécial dédié aux infrastructures,Africa50. Et d’ajouter : « La vision de l’Égypte est totalement dans la lignée d’Africa50 et nous sommes là pour aider le pays à atteindre ces objectifs ambitieux. »

Plus de 2000 participants venus du monde entier – ministres, chefs de gouvernement, hauts fonctionnaires, dirigeants de banques multilatérales de développement et d’institutions financières, Pdg de multinationales…– se pressaient aux portes du Centre des Congrès de Charm el-Cheik, vendredi 13 mars 2015, pour l’ouverture de cette conférence d’envergure internationale, placée sous l’égide du président Abdel Fattah Al Sissi.

Le chef de l’Etat égyptien a, par son discours d’inauguration, donné le coup d’envoi du Forum, qui outre capter l’intérêt des investisseurs, entend exposer la vision des grands axes de l’économie future du pays. Désireux de souligner l’importance qu’il accorde à l’EEDC, il a assisté ensuite à l’ensemble des présentations et discours qui se sont succédés le reste de la journée – avant de convier à dîner les personnalités présentes les plus importantes, parmi lesquelles le vice-président de la BAD Aly Abou Sabaa, venu représenter Donald Kaberuka, le président de la Banque. Le président égyptien a marqué de sa présence l’EEDC jusqu’à la clôture de l’évènement, ce dimanche 15 mars.