La BAD à Rio +20 pour plaider pour une Afrique verte et prospère

15/06/2012
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La Banque africaine de développement (BAD) est à Rio+20 pour porter la voix de l’Afrique jusqu’au 22 Juin, avec les autres institutions africaines telles que la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, ainsi que de nombreux dirigeants venus de tout le continent. Le thème de Rio+20 est «L'avenir que nous voulons ». L'Afrique ne peut pas se permettre de manquer cette occasion pour plaider pour un futur développement qui correspond à ses aspirations.

Pour l'Afrique, les enjeux à Rio +20 sont importants. Le continent dépend de ses ressources naturelles pour croître et se développer. C’est le continent qui a le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre, mais qui en souffre le plus. Les sécheresses, les inondations et autres phénomènes liés à l'eau sont parmi les signes les plus frappants du changement climatique. Et ce sont l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui vont jouer le plus grand rôle dans la capacité de l'Afrique à bâtir son économie, accroître la prospérité et la création d'emplois, et préserver l'environnement.

La BAD a démontré son engagement indéfectible et sa capacité à atteindre des résultats dans le domaine du développement durable sur le continent. Elle a élaboré un document sur la vision de la croissance verte, et elle investit environ 6,4 milliards de dollars EU sur une période de cinq ans de 2011 à 2015 dans le cadre de son Plan d'action sur le changement climatique dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'eau et de l'agriculture, pour soutenir en Afrique un développement sobre en carbone et résilient au climat.

En préparant son programme d'infrastructure pour l'Afrique, la BAD a envisagé des scénarios de coûts du carbone et utilisé la durabilité environnementale et sociale parmi ses critères de sélection. Le département des transports met l'accent sur les modes de transport plus écologiques, comme les réseaux rapides urbains par autobus et l’incorporation de la résilience climatique dans les projets actuels et futurs. La BAD a aussi investi plus d’un milliard de dollars EU au cours des cinq dernières années dans des projets d'accès à l’eau en mettant en place les infrastructures nécessaires pour contrebalancer la baisse des précipitations.

Comme le financement du développement durable demeure une préoccupation essentielle pour les économies africaines, la BAD a injecté des fonds dans une série d’instruments de financement et d’appui créatif, tels que le Fonds des forêts du bassin du Congo, le Fonds ClimDev-Africa, le Fonds pour l'énergie durable en Afrique, le Fonds africain de l'eau, et le Programme d’appui au carbone en Afrique.

La réussite de la BAD en matière de développement durable repose sur une base intellectuelle solide. Au cours de l'année écoulée, la Banque a participé à de nombreux débats internationaux, tels que le Forum mondial de l'eau, les COP de la CCNUCC, le Forum des partenariats des fonds d’investissement climatique, le Forum africain du carbone, et l’appui au Groupe des négociateurs africain aux travaux de l'ONU.

Les discussions de Rio + 20 offriront la possibilité de mettre en place les structures de planification et de décision, les systèmes de mesure pour relever les défis convergents de l’alimentation, de l'eau et de l'énergie. Le développement durable repose sur trois piliers : économique, environnemental et social. Ils sont mis en évidence par plusieurs événements au cours de la semaine prochaine, entre autres :

  • Le financement du développement durable en Afrique, le dimanche 17 juin
  • La promotion d’une économie verte, le lundi 18 juin
  • La Journée de l'Afrique, le mardi 19 juin
  • La reconnaissance de l'empreinte écologique de l'Afrique, le jeudi 21 juin
  • L'énergie durable pour tous, le jeudi 21 juin.