Le Conseil de la BAD approuve la feuille de route sur la décentralisation

08/04/2011
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Tunis, le 8 avril 2011- Dans un effort visant à renforcer la qualité de son soutien aux pays membres régionaux sur le terrain, le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé aujourd'hui une feuille de route pour la décentralisation de ses opérations au cours des cinq prochaines années. L'exercice s'articule autour de trois piliers : le renforcement des bureaux existants de la Banque, une présence accrue dans les États fragiles et la consolidation des capacités régionales.

Cette décentralisation voit l'ouverture de quatre nouveaux bureaux de la BAD au Burundi, en République Centrafricaine, au Libéria et au Togo, qui sont considérés comme des États fragiles. En outre, la Banque va reclasser ses bureaux régionaux au Gabon et en République démocratique du Congo en bureaux-pays et désigner au moins deux bureaux extérieurs existants comme centres régionaux de ressources, sur une base pilote.

Le renforcement des bureaux extérieurs se fera par augmentation de la dotation et de la gestion de portefeuille et des responsabilités pour la mise en œuvre des projets. Cela donnera à la Banque un rôle accru dans ses travaux d'analyse en appui à son dialogue avec les gouvernements de ses pays clients et avec la communauté des donateurs.

En élargissant sa présence dans les États fragiles, la BAD prévoit d’améliorer sa gestion de portefeuille, le renforcement des capacités des gouvernements et la promotion d’une meilleure coordination et harmonisation entre les donateurs. Cette présence accrue dans les États fragiles renforcera aussi la capacité de la BAD à répondre aux besoins spécifiques de ces pays et à y approfondir ses travaux d'analyse.

Le troisième pilier de l’exercice porte sur la consolidation des capacités régionales par la réorganisation des bureaux régionaux actuels et l’utilisation d’une approche graduelle pour mettre en place au moins deux centres régionaux de ressources dans le cadre d’une phase pilote d’ici 2012. Chacun de ces centres sera dirigé par un directeur régional.

Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a déclaré : « La décentralisation amène avec elle des avantages évidents. La valeur clé provient de l’amélioration de la qualité du portefeuille, de la conception et de la supervision des projets, de l’accélération de la mise en œuvre et de la passation des marchés, ainsi que de l’enrichissement du dialogue et du savoir en vue d’approfondir nos études analytiques et nos services en matière de conseils. La décentralisation renforcera la qualité des services que nous rendons aux pays membres régionaux, en tant que principale institution de financement du développement de l’Afrique.

Le processus de la décentralisation de la BAD a été enclenché en 2000, avec les premières actions lancées pour accroître sa présence dans les pays membres régionaux. La Banque a accéléré le processus en 2006 en passant de cinq à 24 bureaux, en réponse à une demande plus forte de la part de ses clients et parties prenantes. Depuis lors, la direction de la Banque a mis en œuvre des réformes institutionnelles qui ont renforcé, dans une grande mesure, l’efficacité de la décentralisation.   

Malgré la décision d’accélérer maintenant le processus, sur la base de la feuille de route pour la décentralisation qui vient d’être approuvée, la BAD continuera à maintenir une politique ferme d’être « Une Banque », en garantissant la cohésion et l’uniformité entre le siège et les bureaux extérieurs.