La BAD célèbre le centenaire de la journée internationale de la femme

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Date: 08/03/2011

Allocution de Cecilia Akintomide, Secrétaire Générale de la BAD Allocution de Nkosana D. Moyo, Directeur des opérations de la BAD
Discussion générale Partie I Discussion générale Partie II
Allocutions de Clôture : Kordje Bedoumra, Vice Président, Services Institutionnels de la BAD

Contexte

La Banque africaine de développement (BAD) célébre le 8 mars 2011, à son agence temporaire de relocalisation à Tunis et dans ses bureaux extérieurs, le centenaire de la Journée internationale de la femme,  avec la participation active de Mme Lalla Ben Barka, directrice générale adjointe de l'UNESCO, et Zohra Ben Lakhdar, professeure de physique à l'Université de Tunis et lauréate du prix  L'Oréal UNESCO 2005 des femmes de science.

L'accent placé par cet événement sur l'égalité d'accès à l'éducation, à la formation, à la science et à la technologie pour ouvrir des voies à des emplois décents pour les femmes est important aux yeux de la BAD, en raison de sa pertinence au regard de l'autonomisation économique des femmes africaines en particulier, ainsi que du développement et de la croissance économique de l'Afrique dans son ensemble.

Au fil des ans, la Banque a apporté une contribution considérable à l'amélioration de l'accès et de la qualité de l'éducation à tous les niveaux, en construisant et en équipant des salles de classe et des laboratoires de sciences. Les financements de la Banque ont également accru l'accès des filles et des femmes à l'éducation à travers un certain nombre de mesures : les projets de la Banque ont financé la formation continue des enseignants pour leur permettre de traiter les garçons et les filles de manière équitable ; il est devenu coutumier que dans les projets scolaires, des équipements sanitaires et des internats distincts soient construits pour les filles. La pertinence des matériels d'enseignement a été réexaminée dans un certain nombre de projets. Afin d'augmenter la proportion de filles dans les filières scientifiques technologiques ainsi que dans la formation technique et professionnelle non traditionnelle, la BAD a financé la révision des programmes pour mieux les adapter aux filles. Elle a également financé la production de matériels d'informations attentifs au genre sur les carrières scientifiques et  technologiques, des bourses d'études, des cours de transition et des programmes de tutorat pour les filles désireuses d’étudier des matières non traditionnelles.

L'édition 2010 du Rapport sur les objectifs de développement du millénaire pour l'Afrique donne à penser que des progrès énormes ont été réalisés pour combler les écarts entre les genres dans l'enseignement primaire, et de nombreux pays sont en passe d'atteindre la parité entre les genres ou même de la dépasser au profit des filles. En ce qui concerne l'enseignement secondaire, l'Afrique détient le plus faible taux, avec seulement 45% par rapport aux autres régions.

La BAD est à jour sur les politiques mondiales et régionales en matière d'éducation. Le document de la Banque sur la Politique sectorielle en matière d’éducation de 1999 met particulièrement en relief l'importance du genre et de l'éducation et leur rôle vital pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté ; le document relatif à la Politique sur le genre, de 2001 "encourage l’éducation féminine dans les domaines de la science et de la technologie afin d'assurer l'accès au profil des carrières et à la formation pour répondre aux besoins d’un contexte socio-économique en mutation". En 2005, la Banque s’est orientée vers l'enseignement supérieur, la science et la technologie. Ce  qui est essentiel pour faire face aux demandes de savoir des économies des pays membres régionaux (PMR) en matière de développement humain, en particulier dans l'éducation tertiaire, la science et la technologie, ainsi que la formation technique et professionnelle, afin de faire progresser la croissance économique. L'édition 2008 de la Stratégie en matière d'enseignement supérieur, science et technologie, accorde également la priorité à "une plus grande participation des filles et des femmes dans l'enseignement supérieur et dans les disciplines relatives à la science et à la technologie à tous les niveaux".