La BAD défend une gestion efficace des ressources naturelles pour attirer les investissements

16/02/2016
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La Banque africaine de développement, sous la direction de son Centre africain des ressources naturelles (CARN), a organisé une série d’événements lors de la conférence Mining Indaba 2016, dans le cadre d’une campagne concertée visant à aider les gouvernements africains à attirer des investissements durables et favorisant la protection de l’environnement. Comptant parmi l’une des plus importantes conférences minières au monde, Mining Indaba s’est déroulée du 8 au 11 février au Cap, en Afrique du Sud.

La délégation de la BAD était composée de représentants du CARN, de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), du Fonds Africa50, ainsi que de différents départements de la BAD (Recherche et développement, Intégration régionale et commerce et Secteur privé).

Au nombre des activités au programme figurait un débat animé portant sur le rôle que jouent les gouvernements régionaux pour attirer des investissements, et que présidait  Sheila Khama, directrice du CARN. Le conseiller auprès du ministre de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement du Maroc, Addi Azza,  le directeur et responsable mondial des infrastructures et des ressources naturelles de la Société financière internationale, Sujoy Bose ainsi que  le ministre malien des Mines, Cheickna Seydi Ahamadi Diawara, ont participé à cette table ronde. Le débat a soulevé des commentaires et des questions de la part des participants, à savoir des ministres africains, des directeurs généraux de grandes sociétés minières, des commissaires de l’Union africaine, des représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du Projet Vision minière pour l’Afrique, ainsi que des partenaires internationaux de développement.

Plus de 170 délégués se sont réunis lors de la première journée pour une présentation de la stratégie du CARN, dont  Diawara,  Dan Kazungu, secrétaire du Cabinet de l’exploitation minière au Kenya, Francis P. Gudyanga, secrétaire permanent des Mines et de l’Exploitation minière au Zimbabwe, et  Ousmane Cissé, directeur des Mines et de la Géologie au ministère des Mines du Sénégal. Ont également participé à cet événement  Andile Sangqu, directeur général d’Anglo American en Afrique du Sud, Elias Scafidas, directeur commercial du projet Simandou de Rio Tinto, ainsi que des représentants des gouvernements de Norvège et d’Australie. La Banque était représentée par  Moono Mupotola, directeur de l’Intégration régionale et du commerce,  Stephen Karangizi, directeur de l’ALSF et John Anyanwu, économiste en chef chargé de la recherche.

Sheila Khama a mis en évidence l’objectif de la stratégie du CARN, à savoir catalyser la croissance et le développement en Afrique grâce à une gestion efficace des ressources naturelles du continent. « Si les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les pays dans la gestion de leurs richesses naturelles sont bien connues, les capacités à réagir ne sont en revanche pas à la hauteur. C’est là que nous intervenons. Nous sommes en mesure de fournir les outils permettant de combler les déficits », a souligné  Khama. 

Karangizi a insisté sur le rôle de l’ALSF dans le renforcement de la capacité des gouvernements à négocier avec les partenaires et investisseurs internationaux et privés. À un participant qui lui demandait si les pays étaient demandeurs d’un tel renforcement dans le secteur minier, il a répondu, « Oui, les pays expriment souvent le besoin d’améliorer leur capacité à négocier, mais la réponse doit être innovante et l’approche envisagée adaptée à chaque pays ».

Lors de la conférence, le CARN a présenté un projet de feuille de route en matière de politiques locales, à savoir un ensemble d’instruments conçus pour aider les pays à élaborer des politiques locales efficaces. La session a réuni environ 160 participants, venus écouter le conférencier Sir Paul Collier, président de l’École de gouvernance Blavatnik à l’Université d’Oxford et auteur de l’ouvrage intitulé The Bottom Billion. Dans ses remarques liminaires,  Collier a déclaré que « contrairement aux plates-formes pétrolières, les exploitations minières sont étroitement liées à l’économie des pays et des communautés dans lesquels elles sont présentes. En conséquence, les entreprises nationales ont l’immense opportunité de profiter de l’explosion des marchés des produits miniers, depuis le stade de projet jusqu’à la fin du cycle de vie ».

À la fin de la conférence, le CARN, le Conseil International des Mines et Métaux et d’autres partenaires ont conjointement organisé une table ronde ayant pour thème le soutien aux communautés résilientes, dans le cadre de la « Journée du développement durable Indaba ». Le roi de la nation Bafokeng (située dans la région productrice de platine d’Afrique du Sud) Kgosi Leruo Molotlegi,  s’est adressé aux délégués dans son allocution d’ouverture. « Par définition, les mines ne sont pas durables », a-t-il déclaré. « La question est donc de savoir comment les communautés doivent réagir et que doivent-elles faire pour garantir la pérennisation des avantages qu’apporte l’exploitation minière ». Une grande partie des discussions tout au long de la conférence ont porté sur la crise actuelle du marché des matières premières qui touche le secteur minier en Afrique. La BAD, par le biais du CARN et de l’ALSF, aide les pays à développer une croissance verte durable grâce à une gestion efficace des ressources naturelles, afin de ne pas manquer l’occasion que présentera le cycle haussier suivant.

Mining Indaba est une conférence annuelle consacrée à la capitalisation et au développement des intérêts miniers en Afrique. 



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