COP21 : Hausse de 40 % des financements climatiques de la BAD à l’horizon 2020 – Vice-président Aly Abou-Sabaa

17/12/2015
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Menace majeure pour l’Afrique, le changement climatique offre aussi des opportunités qu’il faut savoir saisir, juge Aly Abou-Sabaa, vice-président de la BAD en charge de l’agriculture, de l’eau, du développement humain, de la gouvernance et des ressources naturelles – une opinion qu’il a largement exprimée durant la COP21 à laquelle il participait, au sein d’une large délégation de la BAD.

S’exprimant au nom du président Adesina, le vice-président Abou-Sabaa a représenté la Banque lors de la deuxième réunion du Groupe de Milan sur l’agriculture et les systèmes alimentaires adaptés au climat, qui s’est tenue au Palais des Congrès de Paris, le 5 décembre 2015, en marge de la COP21.

La réunion avait pour objectif de discuter et d’évaluer les progrès accomplis pour qu’agriculture, alimentation et climat soient intrinsèquement liés les uns aux autres dans l’accord auquel doit aboutir la COP21.

Les participants ont également échangé autour des différentes opportunités et des défis qui se posent en matière d’intégration de l’agriculture et des systèmes alimentaires dans les débats et  négociations sur le climat.

Enfin, les participants ont discuté de la meilleure façon de clarifier la voie qui mène de Paris à Marrakech (COP22), de sorte de se concentrer sur l’adaptation des systèmes alimentaires, les milieux ruraux et les moyens de subsistance dans le contexte du changement climatique.

Lors de la réunion, le vice-président Abou-Sabaa a réitéré la position de la Banque et précisé les 5 priorités opérationnelles de la Banque et la trajectoire de leur mise en œuvre.

La réunion a été ponctuée d’une réception organisée par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), durant laquelle M. Abou-Sabaa a été appelé à présenter un bref exposé sur le  thème « L’Afrique et le changement climatique - Saisir les opportunités ». L’occasion de présenter ce que fait la Banque en termes de financements climatiques et son engagement à les accroître de 40 % à l’horizon 2020.

La réunion, qu’avait convoquée  David Nabarro, conseiller spécial de l’ONU sur l’Agenda 2030 pour le développement durable, a réuni des PDG et d’importants décideurs dans le domaine de l’agriculture et du changement climatique, dont la Commission de l’Union africaine, représentée par Rhoda Peace Tumusiime.