La BAD met en place un suivi quotidien des principaux indicateurs de la crise financière

19/11/2008
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L’évolution quotidienne des marchés financiers africains et occidentaux, des taux de change et des cours des matières premières disponible sur le site web de la BAD

Outils de suivi mis en place par la Bad

Tunis, le 19 novembre 2008 – Afin de surveiller de près l’évolution de la crise financière internationale, le Groupe de la Banque africaine de développement rend publics à partir d’aujourd’hui des outils statistiques quotidiennement mis à jour.

Depuis le déclenchement de la crise, le Groupe de la BAD a mis sur pied un groupe de travail interdépartemental chargé de suivre l’évolution de la crise, en Afrique et dans le reste du monde.

« Les outils de surveillance que nous utilisons – analyse des marchés financiers, des taux de change et des cours des matières premières – sont non seulement actualisés quotidiennement, mais également disponibles au public à travers notre site web », explique Taoufik Rajhi, économiste à la Banque africaine de développement. Les tendances dégagées sont matérialisées dans une série de graphiques, également disponibles sur le site web de la BAD.

Ces indicateurs concernent tous les pays africains et les principaux pays américains, ainsi que des économies clés en Asie, avec comme date de référence le 31 juillet 2008.

Au niveau des marchés financiers, les outils de suivi de la BAD font clairement ressortir une « tendance généralisée à la baisse, due à un phénomène de contagion mécanique », observe M. Rajhi.

La même tendance est de mise pour les taux de change. La plupart des monnaies africaines subissent automatiquement le contrecoup de l’appréciation du dollar par rapport à l’euro, note l’économiste de la BAD.

Le cours des matières premières n’échappe pas à cette tendance baissière, avec un recul de plus de 50 % pour le pétrole, de 45 % pour l’argent ou encore de 31 % pour les fèves de cacao. « Le recul des matières premières est un grand sujet de préoccupation dans la mesure où les pays exportateurs de pétrole notamment contribuent à plus de 50 % dans la croissance africaine », s’alarme Léonce Ndikumana, le directeur du département de la recherche de la BAD.

La Banque africaine de développement a joué un rôle de premier plan dans la riposte africaine à la crise financière internationale en mobilisant les ministres des finances africains et les gouverneurs de banque centrale à Tunis pour une réunion extraordinaire le 12 novembre 2008, à la veille du sommet du G20 du 15 novembre à Washington. Elle continue d’assurer ce leadership en publiant sur son site web les outils nécessaires aux décideurs et aux économistes africains pour faire le suivi de la crise.


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