Conférence de la BAD sur l’agriculture africaine et la crise alimentaire

20/06/2008
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Tunis, le 20 juin 2008 – La Banque africaine de développement (BAD) accueille une conférence internationale sur la relance de l’agriculture africaine dans le contexte de la crise alimentaire, qui se tiendra du 25 au 26 juin à Tunis, Tunisie.

La « Conférence sur la relance de l’agriculture en Afrique: incidences sur la résolution de la crise alimentaire », va réunir des représentants de haut niveau des gouvernements africains, des institutions multilatérales et des donateurs pour examiner les défis et les opportunités de l’agriculture africaine dans le contexte de la crise alimentaire actuelle.

La conférence permettra d’étudier la performance actuelle de l’agriculture africaine, les défis qui en résultent, et les nouvelles opportunités qui émergent de ce secteur, mentionnent les organisateurs de cette conférence.

Elle va aussi identifier des moyens par lesquels l’agriculture africaine peut améliorer la sécurité alimentaire, contribuer à la croissance durable et équitable et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sur le continent africain.

L’impact de la crise alimentaire mondiale sur la pauvreté en Afrique, et ses implications à court et moyen terme pour le continent africain, seront les principaux axes privilégiés.

« En particulier, les discussions des différentes sessions vont mettre l’accent sur les expériences passées, les politiques, les institutions et les programmes nécessaires pour revitaliser le secteur de l’agriculture dans les pays africains », mentionne Aly Abou-Sabaa, directeur, Agriculture et Agro-industries à la BAD.

Les recommandations issues de la conférence feront l’objet d’échanges lors d’une conférence consultative qui se tiendra à Tunis immédiatement après. Les délégués à cette conférence proviennent de différents ministères, de banques multilatérales, incluant la BAD et la Banque mondiale, les Nations Unies, les agences bilatérales de développement, le secteur privé dont les fondations Bill Gates et Rockefeller.

Une croissance économique contribuant au sort des pauvres est vitale pour améliorer la sécurité alimentaire, réduire sensiblement la pauvreté et pour l’atteinte dans les délais des OMD. Dans plusieurs pays africains, une telle croissance économique est réalisée grâce à un secteur agricole contribuant substantiellement au PIB, l’emploi, la sécurité alimentaire, le commerce et les gains financiers tirés des taux de change.

Malgré cela, peu d’informations sont disponibles sur les moyens existant pour promouvoir une agriculture bénéficiant aux pauvres, notamment via l’agriculture.

En pratique, plusieurs pays n’ont pas été en mesure de tirer les pleins bénéfices du grand potentiel du secteur agricole en raison de la persistance d’une variété de contraintes. Celles-ci incluent un faible niveau de technologie, une infrastructure rurale inadéquate, des droits de propriété qui sont peu attractifs pour le secteur privé, la persistance d’interventions gouvernementales dans le secteur, des institutions agricoles faibles, incluant en recherche, l’inégalité dans les accès à la propriété des terrains, l’accès limité aux crédits pour la production agricole.

« En somme, l’émergence de la crise alimentaire a traduit le besoin de réexaminer la performance et le potentiel du secteur agricole pour traiter des enjeux liés à la pauvreté, l’accès adéquat aux aliments et la malnutrition sur le continent », disent les organisateurs de la conférence.


Contact

Chawki Chahed Téléphone: +216 71 10 27 02 Adresse: