La Bad lance sa première conférence économique

18/11/2006
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La Bad lance sa première conférence économique

Renforcer le rôle de l’institution en tant que centre de connaissances

Tunis, le 17 novembre 2006 – Le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a convié les économistes, chercheurs et spécialistes du développement en Afrique, à Tunis du 22 au 24 novembre 2006 pour sa toute première Conférence économique.

La conférence est organisée sous les auspices du bureau de l’économiste en chef M. Louis Kasekende créé en juillet 2006 dans le cadre du nouvel organigramme de la Banque avec l’objectif de repositionner la Bad comme un centre de connaissances. Soucieuse d’accompagner ses services financiers avec des services axés sur la connaissance en vue d’améliorer l’efficacité du développement et de générer de la valeur ajoutée pour ses clients, la Bad nommé un nouvel économiste en chef pour superviser, orienter et coordonner toutes les activités liées à la connaissance au sein de la Banque.

« … La Bad doit s’efforcer de devenir un centre de connaissances, le premier portail pour les questions de développement économique sur le continent. Il ne peut en être autrement. Il nous appartient à nous Africains de développer notre continent et, la connaissance de notre potentiel, nos défis, nos échecs, notre stratégie pour relever les défis du développement économique est le point de départ. J’ai l’intention d’accélérer le processus », a indiqué le président Donald Kaberuka lors de sa prestation de serment.

Durant les trois jours de sessions plénières et thématiques, les experts examineront les perspectives de développement en Afrique de même qu’ils jetteront un regard approfondi sur les questions actuelles et futures tout en s’efforçant de baliser le chemin pour l’avenir. Ils débattront de sujets thématiques tels que « Création de richesses et Investissements en Afrique ». Ils examineront également d’autres centres d’intérêt tels que la situation des investissements en matière de ressources humaines, les problèmes de l’emploi, les services et la distribution des revenus au niveau des États. 

Les participants à la conférence discuteront également le thème « Commerce, intégration régionale et politiques sectorielle » en centrant le débat sur le commerce intra-africain et l’intégration régionale, les défis et perspectives en vue de lever les contraintes à l’exportation, les perspectives de développement en Afrique selon les accords commerciaux bilatéraux et multilatéraux, et enfin les relations de partenariat entre l’Afrique et les économies émergentes de la Chine et l’Inde. Parmi les autres thèmes de discussions au cours de la conférence citons encore: « Finances, mobilisation des ressources et investissements », « Développement et questions de politiques sectorielles ».

Plus d’une vingtaine d’éminentes personnalités parmi lesquelles des économistes de renom, des spécialistes du développement, des chercheurs, des hauts fonctionnaires et des représentants des médias participeront à la conférence. Entre autres distingués participants, on notera la présence de William Lyakurwa, directeur général, Consortium de la recherche économique en Afrique, basé au Kenya, les professeurs Patrick Guillaumont, CERDI, France, Paul Collier de l’université d’Oxford en Angleterre, Bernadette Kamgnia, de l’université de Yaoundé, Cameroun, Ji Hong Kim, de Sogang University, Corée du Sud, Ademola Oyejide de l’université d’Ibadan, Nigeria, Tony Venables, économiste en Chef, DFID, Royaume-Uni, Hakim Ben Hammouda et Stephen Karingi de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Morne Oosthuizen, directeur adjoint, DPRU, Afrique du Sud; Abdoulaye Diagne, directeur général, CIRES, Sénégal; Louis Kasekende, économiste en chef, Bad; Temitope Oshikoya, directeur par intérim, Recherche sur le développement, Bad; Mahmoud Ben Romdhane, professeur, université de Tunis, Joe Abbey, président, CEPA, Ghana, et Alan Gelb, directeur, Banque mondiale, Washington.


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