La BAD rassemble des bailleurs internationaux autour du plus important projet d’investissement privé du Kenya

25/03/2014
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La signature, le lundi 24 mars 2014, d’un accord de prêt de 623 millions d’euros pour la construction du parc éolien du Lac Turkana représente le plus important investissement privé jamais réalisé au Kenya.

« Il s’agit du plus gros investissement privé effectué par le Kenya depuis son accès à l’indépendance », a déclaré  Gabriel Negatu, directeur régional de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est. «  Pour avoir contribué à monter  ce syndicat de prêt, nous sommes fiers d’avoir pu réunir tous les partenaires et parvenir à cette clôture financière historique. La Banque africaine de développement a également fourni une garantie de risque partielle au gouvernement du Kenya pour protéger le projet contre le risque de retards de construction des lignes de transmission. Cela apportera des assurances supplémentaires aux bailleurs potentiels ».

Le projet de parc éolien du Lac Turkana (Lake Turkana Wind Power Project - LTWP), qui se présente comme le plus grand projet de ce type à n’avoir jamais été lancé en Afrique, a réuni le concours financier des établissements suivants : Banque européenne d’investissement (BEI), Standard Bank of South Africa, Nedbank, Netherlands Development Finance Company (FMO), Proparco, Banque de développement de l’Afrique de l’Est (EADB), Banque de la ZEP, EKF, Triodos et DEG.  Ces institutions ont été  conduites par la Banque africaine de développement (BAD) en tant que chef de file de ce pool bancaire.

La signature de ces accords marque le terme de la phase de financement du projet.  La  mise en route du projet sera désormais conditionnée à la réalisation des conditions suspensives résiduelles, après quoi la construction pourra démarrer cette année. Le projet du Lac Turkana commencera à produire de l’électricité en 2016, en injectant 300 MW de puissance électrique dans le réseau national.

Ce projet s’aligne sur la volonté du gouvernement kenyan de porter la puissance de génération électrique du pays à 5 000 MW, afin d’offrir de l’énergie renouvelable et économique aux consommateurs kenyans. À lui seul, le projet produira environ 20% de la capacité actuelle du pays, au coût de 0,0752 euro par kWh. Il s’agit aussi de l’un des projets phare de la « Vision 2030 » du pays, dont l’effet visé est de transformer les perspectives de développement des zones arides du Nord du Kenya.  Le projet ambitionne aussi de contribuer au développement du secteur électrique national ainsi qu’à celui du pays tout entier. Il devrait aussi se traduire par des économies annuelles allant jusqu’à 150 millions de dollars en devises.

Cet emprunt a été monté par la BAD, le  chef de file mandaté, avec la participation de la Standard Bank of South Africa et de Nedbank Limited comme co-arrangeurs.  Le  syndicat des organismes partenaires comprend : la BEI, la FMO, la Proparco, l’EADB, la Banque de la ZEP, EFK, Triodos et la DEG. Le gouvernement néerlandais a aussi apporté une subvention de 10 millions d’euros, et l’UE a contribué  25 millions d’euros supplémentaires par l’intermédiaire du Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures.

Le consortium LTWP réunit KP&P Africa B.V. et Aldwych International en tant que développeurs et investisseurs conjoints. D’autres intervenants en tant qu’investisseurs sont Finnish Fund for Industrial Cooperation Ltd. (Finnfund), Industrial Fund for Developing Countries (IFU), Wind Power A.S. (Vestas), Norwegian Investment Fund for Developing Countries (Norfund), et Sandpiper. Aldwych supervisera la construction et les opérations du projet pour le compte de LTWP.