La BAD, le DFID et les parties prenantes réfléchissent sur la valeur des terres et sur des financements innovants et durables des infrastructures urbaines

10/06/2015
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« Les populations urbaines en Afrique compteront 300 millions d'habitants de plus au cours des 20 prochaines années. Compte tenu des restrictions qu'imposent les mécanismes de financement actuels, il est essentiel de trouver des sources de financement plus innovantes et plus durables », a déclaré Amadou Oumarou, directeur du Département des Infrastructures, des Transports, du Développement urbain et des Technologies de l'information et la communication de la Banque africaine de développement (BAD), aux participants à une réunion des parties prenantes qui s'est déroulée le jeudi 4 juin 2015 à Abidjan en Côte d'Ivoire.

La réunion était organisée par le Groupe de la BAD, en collaboration avec le Département britannique du Développement international (DFID), sous le thème : « Urban infrastructure in Sub-Saharan Africa – harnessing land values, housing and transport » (Les infrastructures urbaines en Afrique subsaharienne – Mettre  à profit de la valeur des terres, des logements et des transports).

« Comme la population urbaine en Afrique augmentera de 300 millions d'habitants de plus au cours des vingt prochaines années, il est essentiel de trouver plus de sources de financement innovantes et durables », a indiqué Oumarou, soulignant la nécessité de travailler différemment pour faire avancer le programme. « Des investissements énormes sont impératifs pour les infrastructures urbaines », a-t-il ajouté.

Les discussions se sont focalisées sur les conclusions d'études menées par le Centre africain pour les villes (ACC) de l'Université du Cap en Afrique du Sud et financées par le DFID. Des mécanismes sont proposés pour exploiter la valeur des terres afin de financer les infrastructures urbaines, particulièrement dans les secteurs du logement et des transports. Le DFID et l'ACC ont sollicité la coopération de la BAD sur cette question, dans le cadre de la stratégie de développement urbaine de la BAD.

La réunion a également permis aux parties prenantes de discuter de questions plus générales concernant le financement des infrastructures dans les villes d'Afrique subsaharienne, afin de que les agences de développement et les institutions de financement du développement puissent partager des informations.

Parmi les autres questions importantes qui ont été abordées figuraient le développement de partenariats stratégiques sur la production de connaissances avec des institutions de développement majeures en Afrique, les possibilités de financement des infrastructures urbaines par les municipalités et le renforcement du leadership de la BAD dans le secteur du développement urbain.

Il est utile de rappeler que, dans le cadre de la stratégie de développement urbain de la BAD, cette dernière a commencé à soutenir les villes et les municipalités par un renforcement des capacités, des stratégies de développement urbain, des systèmes de registres fonciers, des stratégies de gestion des actifs fonciers, etc.

La réunion a également rassemblé des institutions dont le travail touche aux questions urbaines, comme la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), UN-Habitat, Cities Alliance, les Cités et gouvernements locaux unis d'Afrique – et des délégués du Ghana et du Burkina Faso, ainsi que des experts de la BAD.