La BAD et ses partenaires se penchent sur le renforcement de leur coopération

06/03/2009
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Quelque 140 experts en matière de développement, dont les hauts dirigeants de la Banque africaine de développement (BAD), les donateurs provenant de l’Europe, du  Brésil, du Canada, de l’Asie  et les principales agences mondiales de développement se sont rencontrés à Gammarth en Tunisie pour une réunion de deux jours dont l’objectif est d’informer les partenaires de la BAD des opportunités de coopération avec l’institution. Ouverte par le vice-président de la BAD pour les programmes pays, régions et politiques, M. Joseph Eichenberger, la réunion a permis à la BAD et ses partenaires d’engager des discussions ouvertes et franches sur la gouvernance, la gestion financière, le développement du secteur privé, l’enseignement supérieur et le développement des infrastructures. Elle a permis également aux participants de trouver des moyens de renforcer les partenariats pour le développement économique et l’intégration régionale en Afrique.

S’adressant aux participants lors de l’ouverture de la réunion, le chef de l’unité des partenariats et de la coopération de la BAD, Mme Kazumi Ikeda-Larhed, a identifié les principaux bailleurs qui soutiennent les différentes initiatives de la BAD, dont la Facilité pour la préparation des projets en matière d’infrastructure (IPPF), la Facilité africaine de l’eau (FAE) et la Facilité en faveur des Etats fragiles. Elle a, par ailleurs, expliqué l’alignement stratégique des différents fonds en fidéicommis de la BAD aux programmes clés. Elle a souligné les opérations et les responsabilités de son unité au sein de la Banque, les progrès enregistrés concernant les fonds bilatéraux, les réalisations, le déficit des ressources et les opportunités pour plus de coopération avec les partenaires et les bailleurs. Mme Ikeda-Larhed a également expliqué le rôle que joue le Fonds africain de développement (FAD) vis-à-vis des fonds en fidéicommis. Les propositions de chaque pays ont été examinées  conformément à la stratégie du pays, les secteurs principaux d’intervention de la Banque et l’alignement aux fonds en fidéicommis, a-t-elle ajouté. Mme Ikeda-Larhed a également fait remarquer que la BAD disposait d’un programme pour améliorer la communication entre ses bureaux extérieurs et ses pays membres régionaux, incluant, entre autres, des programmes de formation pour les responsables de pays et les représentants résidents, le suivi étroit des projets et la couverture sur les initiatives ainsi que l’installation des systèmes de technologie de l’information dans les bureaux extérieurs en vue d’engager pleinement la BAD dans ses pays membres régionaux, sans compter de nouvelles initiatives en gestation. “Nous allons donner la priorité à ces éléments selon le pays”, a-t-elle déclaré, soulignant l’engagement de la BAD à renforcer le Fonds pour la coopération technique en “ accélérant nos efforts". « Nous voulons intégrer nos ressources dans les principales opérations de la Banque », a-t-elle précisé.

Concernant les interventions et le plan de la BAD au regard de la crise financière mondiale, les effets de cette crise sur le secteur privé et la possibilité d’une réduction de financement de la part des pays donateurs, le directeur du département du secteur privé de la BAD, M. Tim Turner, a déclaré que : “Nous verrons comment utiliser nos ressources de façons à ce que nous puissions réaliser plus avec peu de moyens”.  Les managers de la BAD ont également exprimé la nécessité de mobiliser et d’utiliser les ressources dans une plus grande coordination.   

Les bailleurs, pour leur part, ont félicité la BAD pour ses initiatives dans le secteur privé et ont renouvelé leur intérêt à soutenir le secteur privé dans ses efforts à mobiliser des ressources et à accélérer le développement économique en Afrique. Ils ont reconnu, entre autres initiatives du secteur privé, la pertinence du Fonds d’assistance pour le secteur privé africain (FAPA), en tant qu’une facilité de soutien technique élargi. Ils ont également soutenu la proposition pour la BAD d’établir une institution de microfinance.

Les partenaires, les bailleurs et la BAD ont réfléchi sur les moyens à développer le secteur financier africain en vue de mettre en valeur les petites et moyennes entreprises, les résultats de la revue du progrès des fonds en fidéicommis, les stratégies de la BAD en matière d’eau et d’assainissement ou d’infrastructures, les principaux projets pour le cofinancement, le NEPAD-IPPF, la Facilité africaine de l’eau et le programme de partenariat en eau et certaines principales opportunités en matière de partenariats et de coopération.