La BAD, première institution de financement du développement à faible émission de carbone en Afrique

15/11/2013
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Selon le deuxième rapport conjoint des banques multilatérales de développement (BMD) sur la finance climatique, celles-ci ont consacré près de 27 milliards de dollars EU à répondre aux défis du changement climatique dans le monde. Mis en ligne le 15 novembre 2013, ce rapport s’inscrit dans le cadre de leur engagement à renforcer la transparence sur leurs investissements en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

Y sont donc analysés leurs engagements financiers en faveur de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, et, cette deuxième édition s’avère enrichie par rapport à la première, puisqu’y sont précisées les répartitions sectorielles et régionales des financements des BMD.

Sur les 27 milliards de dollars EU de financements climatiques accordés dans le monde, 78 % (plus de 21 milliards de dollars EU) ont été dédiés à l’atténuation, et les 22 % restants (6 milliards de dollars EU environ) à l’adaptation. 8 % du total des engagements (soit 2 milliards de dollars EU) proviennent de sources de financement externes, à l’instar des bailleurs bilatéraux ou multilatéraux, comme le Fonds pour l’environnement mondial et les Fonds d’investissement climatiques.

En termes de couverture régionale, l’Afrique subsaharienne a bénéficié d’enveloppes de financement identiques pour chacun des deux volets, adaptation et atténuation, soit deux fois 1,8 milliard de dollar EU – ce qui correspond à 31 % du total des financements mondiaux dédiés à l’adaptation, et à 8 % du montant dévolu, au plan mondial, à l’atténuation.

En réponse aux besoins spécifiques des pays africains, la BAD a mobilisé 7 milliards de dollars EU en 2012 en faveur du financement de l’atténuation climatique – c’est plus que toute autre institution de développement sur le continent. Ces financements étaient surtout destinés à combler le déficit en infrastructures de l’Afrique, principalement dans le secteur énergétique. La BAD répond à la nécessité des nations africaines de diversifier leurs sources d’énergie et d’élever le niveau de sécurité énergétique sur tout le continent, en privilégiant les investissements dans les énergies propres et renouvelables.

La BAD s’est imposée comme le premier financeur de l’adaptation climatique sur le continent africain, où pour chaque dollar EU de financement mobilisé en externe, la Banque a investi plus de six dollars EU sur ses fonds propres.

De 2011 à 2012, la BAD a augmenté de moitié le volume de ses financements climatiques. Représentant 20 % de l’ensemble des prêts accordés en 2011, ceux-ci en représentaient 34 % en 2012. 

S’agissant des engagements de la BAD en matière de changement climatique, Mafalda Duarte, spécialiste en chef du changement climatique au Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la Banque, a déclaré : « nous sommes très fiers de notre contribution croissante à un développement de l’Afrique qui intègre l’action climatique. En 2012, nous avons engagé 2,2 milliards de dollars EU pour un développement qui tient compte des défis du changement climatique en Afrique. Ce financement a permis la mise en place de programmes d’énergies renouvelables, de résilience dans les milieux ruraux, forestiers et côtiers, et de valorisation de la connaissance en matière de solutions à faible émission de carbone et résiliente au climat. C’est un record que nous souhaitons améliorer pour mieux appuyer les pays africains et conforter notre position comme première institution de développement africaine. » 

Note

Le rapport a été préparé par un groupe de Banques multilatérales de développement (BMD), parmi lesquelles la BAD, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque interaméricaine de développement (BID), la Banque mondiale (BM) et la Société financière internationale (SFI).