782 milliards de FCFA d’appuis de la BAD à la Côte d’Ivoire en 40 ans

26/05/2010
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Rédigé par Théodore Kouadio

En 40 ans d’existence la Banque africaine de développement (BAD) a décaissé, pour le compte de la Côte d’Ivoire à titre d’aide au développement, la somme de 782 milliards de F Cfa.

«A fin mars 2010, les décaissements cumulés s'élèvent à 1.069 millions d'unités de compte (UC), l'équivalent de 782 milliards de F Cfa, ce qui correspond à un taux global de décaissement de 94,2%», relève le document «La BAD et la Côte d’Ivoire, une coopération renforcée pour une sortie de crise», élaboré dans le cadre des Assemblées annuelles 2010 de l’institution financière, qui se tiennent à Abidjan en Côte d’Ivoire du 27 au 28 mai 2010.

Ce même document souligne par ailleurs «que depuis le début de ses opérations en Côte d’Ivoire, le 19 mai 1971, le Groupe de la BAD a approuvé 54 opérations, dont 38 ont été entièrement achevées, 4 annulées, 2 étant en cours d’exécution quand 10 ont été gelées depuis avril 2003, dans le contexte de la crise sociopolitique».

Les opérations financées concernent, par ordre d’importance, sont le secteur du développement rural et de l’agriculture (26,2%), les infrastructures (20,4%), le multisectoriel (16,7%), le secteur social (16,5%) et le secteur de l’énergie, de l’eau et des télécommunications (15,6%), note le document.

Selon les experts, ces opérations ont principalement été financées à «70% sur les ressources du guichet BAD. Pour l’essentiel (94,4%), ces financements ont été dirigés vers le secteur public. Les financements accordés au secteur privé concernent les secteurs de l’électricité, des télécommunications, des transports et de l’industrie».

La BAD a été créée pour mobiliser des ressources en vue de financer des opérations en faveur du développement économique et du progrès social de ses pays membres régionaux (PMR). Son siège se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire), mais actuellement, elle mène ses opérations depuis son Agence temporaire de relocalisation (ATR) située à Tunis (Tunisie), en raison de la crise ivoirienne.