Commentaires du vice-président Finance de la BAD sur la décision du Canada d’augmenter son capital exigible

28/09/2009
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Le vice-président Finance de la Banque africaine de développement (BAD), Thierry de Longuemar, a salué la decision du Canada de mettre temporairement à disposition de la BAD 2,6 milliards d’USD (2,8 milliards $CAN) pour permettre à l’institution de relever les défis posés par les impacts de la crise financière sur les économies africaines.

Dans une interview audio faite le 28 septembre 2009, M. de Longuemar a estimé que « la décision du Canada de soutenir notre institution à travers le triplement de sa participation au capital exigible de la Banque est un événement majeur, une étape qui je l’espère nous conduira à l’approbation par le Conseil des gouverneurs d’une sixième augmentation de capital l’année prochaine ». Il a ajouté que « la croissance soutenue des opérations de la Banque telle que prévue dans sa Stratégie à moyen terme ainsi que dans sa réponse contracyclique aux effets de la crise financière sur le continent pourrait aboutir à un dépassement prochain des limites de ses ratios prudentiels. »

Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, avait accueilli la décision du gouvernement canadien en ces termes : « Je me réjouis de l'offre généreuse du Canada de tripler son capital exigible à la BAD, et recommanderai vivement son acceptation par nos actionnaires. Cette action du Canada répond aux besoins de l’Afrique. Elle permettra à la Banque de poursuivre son appui aux pays africains touchés par la crise financière et économique. Elle contribuera à faciliter le commerce, les activités du secteur privé, y compris dans les pays à faible revenu et à promouvoir la croissance. Cette décision concrétise les engagements pris par les pays du G20. Elle donne aussi le gage que le défi lancé aux banques multilatérales de développement, dont la BAD, d’intensifier leurs efforts pour apporter des réponses rapides et efficaces à la crise peut être relevé. Cette offre traduit également la confiance placée en la BAD et l’espoir que les ressources seront utilisées à bon escient. »