La BAD plaide pour des transports à faibles émissions de carbone

19/11/2013
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« Intégrer l’adaptation et la résilience au changement climatique dans le développement des infrastructures de transport est un processus graduel, qui doit être défini à un niveau stratégique ». Tel était le message capital que la Banque africaine de développement (BAD) a délivré lors de la Journée 2013 du transport, dont elle est l’un des sponsors, et qui a été organisée le 17 novembre 2013 à Varsovie, en Pologne, en marge de la 19e édition de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique – dite “COP19”.

Cet événement d’une journée visait à faire prendre conscience de l’importance du secteur des transports dans le débat sur les changements climatiques et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). La BAD a pris en charge le coût de la participation d’experts africains des transports, dans le but de mieux exposer le point de vue de l’Afrique sur le sujet, et de présenter des exemples de travaux menés en matière de “MAAN” (“Mesures d’atténuation adaptées au contexte national”) dans le secteur des transports dans des pays africains.

Présent à la séance plénière d’ouverture, le responsable de la Division conformité et sauvegardes à la BAD (une Division liée à l’environnement), Anthony Nyong, a présenté les efforts que la Banque a déployés pour intégrer les questions liées au changement climatique dans son travail sur l’avenir des transports. Plusieurs thèmes, tels que l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique, les politiques et le financement de la lutte contre les changements climatiques au sein du secteur, ont été abordés au cours de la conférence.

Cruciale, la question des transports n’est pas encore pleinement intégrée dans le débat sur le changement climatique. Pourtant, les transports sont la source d’émissions de CO2 qui connaît la croissance la plus rapide, d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), contribuant pour 13 % aux émissions dans le monde, et pour 23 % à toutes les émissions liées à l’énergie. Ces chiffres soulignent l’urgence d’agir à grande échelle, pour limiter l’impact des transports sur le changement climatique.

Au cours des négociations internationales de la CCNUCC, les possibilités d’atténuation des effets des transports terrestres ne suscitent toujours pas assez d’attention. Les actions des initiatives multipartites “Bridging the Gap” (“Combler les lacunes”) et “Partenariat pour des transports durables à faible émission de carbone” ont toutefois permis de donner davantage de visibilité au sujet ces quatre dernières années. Grâce à quoi, l’enjeu des possibilités de transports à faible émission de carbone bénéficie d’une meilleure compréhension et d’un soutien grandissant. Le secteur des transports est le deuxième par ordre d’importance, s’agissant des mesures MAAN en cours d’élaboration qui ont été soumises à la CCNUCC.

La Déclaration de Varsovie comporte des recommandations quant à la manière de renforcer l’intégration de transports durables à faible émission de carbone dans le processus de la CCNUCC, en particulier dans le nouvel accord mondial sur le changement climatique. Les négociations concernant le nouvel accord sur le climat ont débuté à la suite de l’accord obtenu lors de la Conférence de Durban” (dite en anglais “Durban Platform for Enhanced Action”) qui s’est tenue en 2011 à Durban, en Afrique du Sud. Durant ces négociations, la communauté internationale avait décidé d’élaborer un nouvel accord mondial sur le changement climatique.