Prêt de 12,3 milliards de FCFA au Burkina Faso pour financer le programme routier UEMOA-Ghana

26/11/2008
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Le conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) vient d’approuver un prêt supplémentaire de  12,350 milliards de FCFA,  soit 18 millions d’Unités de compte (UC), au programme routier UEMOA/Ghana (PR1) en faveur du Burkina Faso.

Le programme routier 1 (PR-1) est le premier programme qui a été mis en place en zone CEDEAO dans le cadre du Plan d’action à court terme du NEPAD (PACT) pour le secteur des transports. Un accord de financement (68 millions d'UC),  entre le FAD et les Gouvernements du Burkina Faso, du Ghana, du Mali et de  la Commission de l’UEMOA, a été signé le 18 décembre 2003.

Le PR1 a pour objectif sectoriel de contribuer au renforcement de l’intégration économique et de la coopération sous-régionale des pays membres de l’UEMOA et de la CEDEAO ainsi qu’au désenclavement des pays de l’hinterland et au  développement des activités économiques. De manière spécifique, le programme vise à améliorer le désenclavement des pays sans façade maritime (Burkina Faso, Mali et Niger) vers les ports du Ghana, grâce à la réduction des coûts généralisés de transport et à l’amélioration de l’état des routes du corridor.

Le présent prêt supplémentaire permettra d’atteindre les objectifs du PR1  du coté du Burkina Faso. Il vise à combler un gap de financement qui s’explique par la tendance à la hausse générale des coûts de construction. Il y a lieu de rappeler que la Banque a mené une « étude des coûts unitaires de construction des routes en Afrique » dont les résultats ont été soumis au conseil d’administration en décembre 2007.

Malgré, l’augmentation de son coût, le programme reste économiquement viable. Le coût estimatif actualisé du programme s’élève à 150 milliards de FCFA (219,73 millions d’UC).

Le programme est en conformité avec la stratégie de la Banque, les stratégies de réduction de la pauvreté des trois pays ainsi qu’avec les grandes priorités du NEPAD qui visent à générer des économies d’échelle par le biais de grands ensembles intégrés. Le développement des infrastructures et la mise en place de corridors sans frontières ni barrières constituent l'une des composantes majeures pour atteindre cet objectif.


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