Le Groupe de la BAD a investi 6 milliards USD en infrastructures en 2009

25/05/2010
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Abidjan, le 25 mai 2010 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé 6 milliards USD (3,9 milliards d’unités de compte-UC) pour la fourniture d'infrastructures modernes et abordables dans ses pays membres régionaux en 2009.

C’est ce qu’a déclaré le vice-président en charge des finances du Groupe de la Banque, Thierry de Longuemar, lors de la présentation des états financiers 2009 du Groupe de la Banque, le mardi 24 mai 2010 à Abidjan, en prélude aux assemblées annuelles de la Banque. Ce montant représente 52% des approbations faites par l'institution au cours de l'année.

Les grands projets d'infrastructures approuvés en 2009 comprennent des projets aéroportuaires au Maroc et en Tunisie, des projets routiers nationaux au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad, au Ghana, en Guinée, au Mali, en Sierra Leone, au Malawi, au Rwanda, au Sénégal et en Ouganda.

Les autres projets sont des projets routiers multinationaux Cameroun- Nigeria, Cameroun-Gabon, Kenya–Éthiopie, et Mozambique-Malawi-Zambie.

M. de Longuemar a en outre indiqué que la Banque a approuvé des projets d'énergie au Botswana, au Kenya, au Lesotho, au Nigeria, en Afrique du Sud et en Tunisie.

La Banque a également approuvé en 2009 des projets dans le secteur de l'eau en Tunisie, au Maroc et en Egypte.

L'appui du Groupe de la Banque au secteur privé en 2009 a été de 1,8 milliard USD (1,16 milliard d'unités de compte), en hausse par rapport à 1,4 milliard USD (901 millions d’UC) en 2008.

Certains des projets financés l’ont été sur les 35 millions USD de la Facilité pour le financement du commerce, entre autres pour soutenir la commercialisation de la campagne 2009 du cacao ghanéen sur le marché international, ainsi que le prêt de 5 millions USD à la Liberia Bank for Development and Investment, et les 55 millions USD pour le câble sous-marin de fibre optique.

Pour ce qui est de l'intégration régionale, la Banque a engagé 685 millions USD (453,2 millions d’UC), couvrant des projets de développement des infrastructures régionales et de renforcement des capacités institutionnelles, en étroite collaboration avec l'Union africaine, la Commission économique pour l'Afrique et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs.

En appui au processus de la relance économique dans les États fragiles, le Groupe de la Banque a approuvé 551 millions USD (364,8 millions d'UC) en 2009 pour financer 12 opérations en Guinée-Bissau, au Togo, en Côte d'Ivoire, au Libéria, en Sierra Leone, aux Comores et en République centrafricaine.

S'exprimant sur les performances de la Banque et sa capacité à répondre aux futures demandes, M. de Longuemar a déclaré que la capacité de la Banque à supporter le risque «demeure solide et que l'augmentation générale du capital renforcera la capacité de la Banque à s'acquitter de son mandat de développement et à faire face aux futures demandes».

Non seulement la Banque a conservé en 2009 sa note AAA, elle a en plus réussi à placer à des conditions absolument remarquables sur le marché mondial ses obligations de 1 milliard USD à trois ans.

«Une émission obligataire globale de 1 milliard USD de deux ans pour la Banque africaine de développement était la seule opération à succès… La BAD a poursuivi sa percée en force sur le marché du dollar. Son émission a attiré une demande de 1,44 milliard USD, et avec 75 pour cent des ordres placés par les banques centrales, l’opération a été fermée plus tôt que prévu afin d'éviter des problèmes de sursouscription…», indiquent les états financiers de la Banque.