Le Groupe de la BAD affiche d’excellents résultats financiers en 2008

11/05/2009
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Dakar, le 11 mai 2008 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a affiché d’excellents résultats en 2008, reflétant sa gestion financière et des risques prudente et proactive.

Une présentation financière faite par le trésorier du Groupe de la BAD, Peter Van Peteghem, lundi à Dakar, a démontré combien sa gestion prudente et ses nouvelles politiques lui ont valu un soutien actif auprès de ses pays membres régionaux, ceci tout en consolidant sa position financière et son statut privilégié de créditeur.

En dépit des conditions très volatiles du marché, le Groupe de la Banque a été en mesure de maintenir sa cote AAA tandis que son accès aux marchés financiers n’en a pas été altéré.

Une synthèse des opérations du Groupe de la Banque en 2008 montre qu’il a approuvé 3,53 milliards d’unités de compte (UC), soit 5,3 milliards de dollars en prêts, dons, et autres opérations, soit une augmentation de 13,9 % en comparaison aux 3,10 milliards d’UC, soit 4,65 milliards d’approbations en 2007.

Parmi toutes les approbations, 3,17 milliards d’UA l’ont été sous formes de prêts et de dons, tandis que 358,5 millions ont été alloués à l’allègement de la dette, l’assistance aux Etats fragiles, aux prises de participation dans le secteur privé, aux garanties privées, et aux fonds spéciaux.

L’infrastructure a représenté 45 % des opérations durant l’année. Les besoins en infrastructure pour la prochaine décennie sont estimés à plus de 75 milliards US.

Dans la même veine, les opérations du secteur privé, de plus en plus reconnues comme un moteur de croissance des pays membres régionaux (PMR), ont reçu 901,2 millions d’UA, ou 49,9 % des approbations du guichet de la BAD et 25,5 % des approbations totales du Groupe de la Banque en 2008.

La présentation a aussi mis l’accent sur les menaces posées par la crise économique internationale, qui peut balayer les gains enregistrés par l’Afrique ces dernières années. « Il existe une possibilité que l’Afrique s’engage dans un cercle vicieux, la crise économique amenant une crise financière et sociale, et que la croissance des PNB soit amputée, avec les impacts potentiels que cela entraine sur les budgets et les déficits de balances de paiement », a dit M. Van Peteghem.

Les mesures de protection incluraient l’accélération de l’appui aux pays dans le besoin, le maintien du commerce, l’accès aux liquidités, une aide  pour permettre à l’Afrique de maintenir des politiques saines et appropriées, et le comblement des besoins en financement de projets d’infrastructures clés.

M. Van Peteghem mentionne la réponse proactive de l’institution aux crises alimentaire et financière en Afrique comme un fait marquant de l’année pour la BAD. Cependant, le Groupe de la BAD suggère l’obtention de ressources additionnelles pour faire face aux demandes accrues de soutien de ses clients, a-t-il dit, ajoutant que l’augmentation du capital du guichet BAD sera menée à partir de fin 2010 plutôt qu’en 2013.

Il a expliqué comment la philosophie de gestion conservatrice du Groupe de la Banque lui a permis de faire face aux soubresauts financiers. S’appuyant sur sa stratégie à moyen terme, le Groupe mise sur une gestion prudente, marquée par une combinaison judicieuse des évaluations de crédit, des limites et des barèmes stricts imposés à son portefeuille d’investissements et de capital risque.