Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un don de 3 millions de dollars aux Comores

16/07/2009
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Tunis, 15 juillet 2009 – Les Conseils d’administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé, le mercredi 15 juillet 2009 à Tunis, l’octroi d’un don de 3,10 millions de dollars, équivalent à 2 millions d’unités de compte* (plus d’un milliard de Francs comoriens) à l’Union des Comores, pour financer son  Programme d’appui aux réformes économiques et à la gouvernance financière (PAREGF). Le PAREGF est un appui budgétaire pour la période 2009-2010 qui sera décaissé en deux tranches de respectivement 1 millions d’unités de compte chacune.

Cet important financement, qui proviendra des ressources de la Facilité en faveur des États fragiles de la BAD rentre dans le cadre du Programme dont le but est la réduction de la pauvreté. Ce programme s’appuiera sur  la promotion d’une gestion plus efficace des ressources publiques, et plus particulièrement l’amélioration de la gestion des finances publiques et la rationalisation du processus des réformes des finances publiques. En outre, le pays bénéficiera d’un appui en matière de renforcement des capacités et en en matière digestion économique, notamment dans les domaines de la gestion des finances publiques et des statistiques. Ces appuis ont été préparés et seront exécutés en étroite collaboration avec les autres partenaires techniques et financiers des Comores dont le FMI, la Banque Mondiale, la Commission Européenne, le PNUD et la France.

L’octroi de ce don vient consolider le réengagement de la BAD aux Comores après  une interruption de  plus de 15 ans en raison d’accumulation d’arriérés (envers la Banque). La conclusion de l’opération d’apurement des arriérés dus au Groupe de la Banque, survenue en  en début de l’année 2009, à la suite de l’approbation par les conseils d’administration, en décembre 2007 de la Note de dialogue a constitue le point de départ d’une reprise des relations entre le pays et la Banque. Ce réengagement s’est concrétisé, en avril 2009, par l’adoption d’une stratégie pays intérimaire. Notons que, en réponse à la crise alimentaire, le pays a bénéficié en décembre 2008 d’un don sur ressources du Fonds africain de développement (FAD), d’un montant de 1,5 million d’UC.

La reprise des activités de la Banque aux Comores, après près de 15 ans d’absence, constitue un (signal fort) pas important pour le pays, qui a retrouvé la paix à la suite d’une longue crise politique à laquelle se sont ajoutées plusieurs décennies d’instabilité politique aux conséquences dévastatrices, notamment une baisse considérable du revenu par habitant, une nette régression des capacités institutionnelles et une dégradation des services sociaux de base. Dans cette optique, le financement contribuera à stabiliser la situation économique, à atténuer l’impact de la crise financière et des perspectives de la baisse des transferts privés, tout en renforçant la transparence de la gestion des finances publiques. L’appui vise également à mettre en œuvre des réformes susceptibles d’aboutir au point de décision de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). En outre, l’appui institutionnel pour le renforcement des capacités, également approuvé ce jour,  servira à faciliter la mise en œuvre du PAREGF, qui constitue un élément déterminant de sortie durable de la situation de post-conflit.   

* 1 UC – Unité de compte  = 1,55223 US$ =540,289 KMF au 15/07/2009