La BAD souligne une bonne performance économique de l’Egypte dans son rapport 2010 sur la compétitivité du pays

16/06/2011
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La Banque Africaine de développement publie La République Arabe d’Egypte : rapport sur la compétitivité mise à jour 2010 et partage ainsi les fruits de ses travaux d’analyses effectués au cours de l’année dernière sur cette économie. Les changements sociaux et politiques qui ont balayé l’Egypte et l’Afrique du Nord ont occupé le devant de la scène dans les premiers mois de 2011. Mais les dimensions économiques sous-jacentes sont primordiales. Le sujet du rapport est au cœur des défis économiques auxquels l’Egypte doit faire face aujourd’hui.

La compétitivité est inextricablement liée au niveau de vie d’un pays et est un élément qui détermine de façon dynamique la capacité d’une société à améliorer les conditions de vie de ses habitants et à répondre aux aspirations de sa jeunesse. Consciente de son importance, l’Egypte a mis l’accent sur la compétitivité et le développement du secteur privé par des reformes visant à améliorer le climat des affaires et à faire progresser les avantages comparatifs de son économie.

Ces réformes ont sans doute, contribué à l’amélioration de la performance économique du pays  au cours de ces dernières années avec une croissance annuelle moyenne du PIB passant de moins de 4 pour cent en 2003-2006 à plus de 7 pour cent en 2007-2009. A long terme, l’objectif du gouvernement égyptien est de maintenir ce niveau élevé de croissance économique, avec le secteur privé  comme moteur principal de l’économie. Le renforcement de la compétitivité de l’économie est un élément essentiel pour le succès d’une stratégie à forte croissance.

Le rapport défend l'idée que des mesures concrètes pourraient être prises pour améliorer la compétitivité de l'Egypte dans l'économie mondiale et ainsi atteindre l'objectif d'une croissance économique plus forte et plus durable. Au-delà de l’importance de la stabilité macro-économique qui pourrait être soutenue par la mise en place d’une politique d'endettement public prudente, le rapport traite de l'importance de la réduction des freins au commerce extérieur, du développement  des  infrastructures, et de la nécessité d'adapter la formation des Egyptiens afin de disposer une main-d’œuvre plus forte.