La BAD organise une conférence sur les mécanismes de financement de la gestion durable des écosystèmes forestiers du basin du Congo

21/02/2008
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Tunis, 21 février 2008 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a financé 80 opérations en cours d’exécution dans les dix pays de l’espace Commission des forêts de l’Afrique Centrale (COMIFAC) pour un montant global de 2,7 milliards de dollars.

Dans une allocution lors d’une conférence internationale sur les mécanismes de financement de la gestion durable des écosystèmes forestiers du Bassin de Congo qui a démarrée jeudi à Tunis,  le Président de la BAD, Donald Kaberuka, a révélé que l’institution envisage d’autres  interventions dans la gestion des ressources naturelles pour un montant total d’investissement d’environ 814 millions de dollars pour le financement de 13 opérations dont 5 projets multinationaux en Afrique  centrale.

La BAD prépare également un programme d’intégration régionale pour la conservation de la biodiversité et la valorisation de l’écotourisme dans la Région des Grands-Lacs pour un montant de 65 millions de dollars. Le  programme, qui aura également un volet « Appui institutionnel au Secrétariat Exécutif de la COMIFAC et à ses organismes partenaires », sera présenté au Conseil d’Administration du Groupe de la Banque en fin d’année pour considération, a-t-il ajouté.

« Les forêts du Bassin du Congo couvrent une grande partie de l’Afrique centrale et elles représentent la deuxième plus grande forêt tropicale humide restant au monde. De par leur superficie, ces forêts constituent un vaste bassin hydrographique et un réservoir potentiel de carbone. Mais, malheureusement, elles sont sujettes à des menaces dues à la pauvreté » a souligné M. Kaberuka.

Par la conservation, la gestion durable et la valorisation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo, les fonctions de sécrétion  du carbone pourraient être valorisées au bénéfice des populations locales et de la planète toute entière.Il a indiqué que le Groupe de la Banque a entamé des discussions qui devraient permettre à la BAD d’abriter le Secrétariat d’un fonds fiduciaire pour les forêts du Bassin du Congo qui serait bientôt conclu. De même, d’autres actions sont en cours avec la Banque Mondiale et le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) pour des opérations futures dans le secteur de la gestion des ressources forestières et du changement climatique.

L’an dernier, la Facilité africaine de l’eau, logée à la Banque, a accordé un don de 2 millions d’euros pour appuyer les pays riverains, à l’élaboration du plan d’action stratégique de gestion durable des ressources en eau du Bassin, qui dispose d’un potentiel hydrique très important dont la gestion est assuré par la Commission Internationale du Bassin du Congo-Oubangui-Sangha.

M. Kaberuka a félicité le Japon qui entend mettre au devant de la scène toute la question de changements climatiques et des forêts. Il a aussi féliciter les coopérations américaine et française du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo pour le rôle qu’elles ont joué et pour souhaiter plein succès à la facilitation allemande qui vient d’entamer son mandat de deux ans, en fin octobre 2007, ainsi que la société civile, les organisations  bilatérales et multilatérales qui  participent à la Conférence.

Dans son allocution d’ouverture, le vice-ministre de l’Agriculture et des Forets de la Guinée-Equatoriale, représentant le Président en Exercice de la COMIFAC, Domingo Olomo Nve,  a félicité la Banque pour avoir rempli l’engagement pris lors du 2eme Sommet de Chefs d’Etat de pays de l’Afrique centrale sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers tenue à Brazzaville, Congo, du 2 au 4 février 2005, pour aider la COMIFAC dans la mise en œuvre de son plan de convergence et de  toutes les initiatives sous-régionales et nationales qui contribueront à la réduction de la pauvreté dans la sous-région.

L’ex Premier ministre du Canada et co-président de la séance, Paul Martin et le Prix Nobel et Ambassadrice du Bassin du Congo, Wangari Maathai, sont attendus à la conférence.

Ont participé  à la conférence les représentants de COMIFAC, les ministres et les hauts fonctionnaires des pays du Bassin du Congo, la société civile, les organisations internationales ainsi que d’autres partenaires, notamment, le DFID britannique, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, la Commission européenne, les Etats-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne.


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