La BAD va héberger un Fonds forestier du Bassin du Congo

16/06/2008
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La Banque africaine de développement (BAD) a été choisie pour héberger le « Fonds forestier du Bassin du Congo » qui bénéficie d’une contribution initiale de 100 millions de dollars assurée par le Royaume Uni. La Norvège entend injecter 50 millions de livres sterling dans le Fonds au cours des trois prochaines années. Le Conseil d’Administration des gouverneurs de la banque a donné son accord pour l’hébergement de ce Fonds jusqu’en 2018. Le document doit être transmis au Conseil des Gouverneurs pour son approbation. Il est attendu que d’autres partenaires contribuent au Fonds.  Le Fonds servira à lutter contre la déforestation  par le renforcement des capacités de gestion des forêts des populations et des institutions du Bassin du Congo.  Il aidera les communautés locales à concevoir des modes de vie compatibles avec la préservation du Bassin tout en assurant le financement des activités et projets en particulier ceux qui cadrent avec le Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC). Il est en outre prévu que le Fonds spécial travaille étroitement avec plusieurs institutions et personnes morales dont les gouvernements d’Afrique centrale, la COMIFAC, le Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), les bailleurs de fonds, la société civile, les ONG et le secteur privé.

La création du Fonds forestier du Bassin du Congo s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large qui préconise un « Fonds global de transformation de l’environnement » doté d’un montant d’un milliard et demi de dollar. Elle répond par ailleurs au souhait exprimé par de nombreuses éminentes personnalités africaines et du monde d’assurer la préservation des forêts du Bassin du Congo.

En partenariat avec la COMIFAC et le Royaume Uni, la BAD a organisé en février dernier à Tunis la Conférence internationale sur les mécanismes de financement de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo. Associant partenaires techniques et financiers, gouvernements d’Afrique centrale et société civile, la conférence de Tunis a été un moment crucial de l’avènement du Fonds. Elle a permis d’en préciser définitivement les contours ainsi que les tenants et aboutissants.

Après avoir contribué de façon décisive à la création de ce Fonds, la BAD va désormais accueillir à l’Agence de relocalisation temporaire (ATR) à Tunis ses organes dirigeants (Conseil de direction Coordinateur, personnel technique et d’appui). Une autre partie du personnel du Fonds sera accueilli dans les bureaux régionaux de la BAD au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC).

De façon générale, la forte implication de la banque dans la création du Fonds illustre sa politique environnementale qui accorde une place centrale à l’urgence de préserver le capital écologique en tant que facteur de croissance économique. Plusieurs aspects de cette politique environnementale, dont les réponses africaines aux défis posés par le changement climatique ont, rappelle-t-on, été évoqués par le président Donald Kaberuka lors des dernières Assemblées annuelles tenues du 14 au 15 mai à Maputo.


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