Technologies et transparence : la BAD organise un atelier de travail à Dakar pour les organisations de la société civile

05/10/2015
Share |

La société civile a un rôle crucial à jouer dans la lutte contre la corruption – qu’il s’agisse de surveiller les services publics, de dénoncer la corruption et de sensibiliser le grand public, ou de contribuer à la mise en place d’outils anti-corruption internationaux –  comme la Convention des Nations unies contre la corruption. Le Département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (IACD, par sigle en anglais) de la Banque africaine de développement (BAD) reconnaît combien la société civile a un rôle important dans la lutte contre la corruption.

Conformément à ses engagements auprès des organisations de la société civile (OSC), la BAD a organisé un atelier de deux jours à Dakar, au Sénégal, les 14 et 15 septembre 2015, sur le thème « Innovations technologiques pour l’identification et la réduction de la corruption - défis et opportunités pour la société civile ». L’atelier était destiné aux représentants d’organisations de la société civile œuvrant dans les domaines de la transparence et de la reddition de comptes. Ont répondu présents vingt-cinq participants, venus du Sénégal, du Burkina Faso, du Ghana, de Côte d’Ivoire, du Mali, de Guinée, de Sierra Leone, du Kenya et du Nigeria.

L’atelier s’inscrit dans une série de programmes de sensibilisation que l’IACD déploie en collaboration avec le Département de l’assurance qualité et des résultats de la BAD. Objectif : explorer les nouvelles technologies qu’utilise la société civile, afin d’améliorer la transparence et la reddition de comptes et pour offrir une plateforme d’apprentissage et de partage sur de nouvelles méthodes.

L’atelier s’est penché sur un certain nombre de sujets : partenariats, données, développement d’une plateforme de lutte contre la corruption, technologies qui aident à surveiller les marchés publics, rôle de l’entrepreneuriat technologique dans l’amélioration de la bonne gouvernance, et acquis de l’Initiative de la société ouverte pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA par acronyme en anglais) en matière de réduction de la corruption grâce aux technologies de la communication et de l’information (TIC) en Afrique de l’Ouest.

Des représentants d’OSC bien établies, parmi lesquelles Ushahidi, Transparency International-Kenya et Convention for Business Integrity au Nigeria, sont intervenus durant l’atelier. L’événement a été l’occasion, pour les OSC, de renforcer leurs réseaux et la coopération sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la lutte contre la corruption. Elles ont également profité d’informations et précisions sur l’engagement de la BAD auprès des OSC et sur ce que la Banque met en œuvre en matière de prévention des fraudes et de la corruption.

Directrice du Département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la BAD, Florence Dennis a réitéré cet engagement de la BAD à travailler en lien étroit avec les OSC et les autres parties prenantes dans la lutte contre la corruption sur le continent.

Dans son allocution de bienvenue, le représentant-résident de la BAD au Sénégal, Mamadou Lamine Ndongo, a énuméré les avantages certains que les organisations de la société civile pourraient tirer du recours aux innovations technologiques dans la prévention de la corruption et les enquêtes y afférant. « L’Afrique doit tirer profit des avantages liés à la technologie », a-t-il déclaré.

A la fin de l’atelier, les participants sont convenus que l’utilisation des nouvelles technologies a, jusqu’à présent, permis d’améliorer la transparence de la gouvernance. Il faut encore travailler davantage pour profiter de l’opportunité qu’offrent ces nouvelles technologies pour améliorer la reddition de comptes au sein de la société civile.