Atelier sur le Partenariat mondial pour l’échange des connaissances en matière de transport

27/02/2006
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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) accueillera l’assemblée et l’atelier du Partenariat mondial pour l’échange de connaissances en matière de transport (gTKP) du 28 février au 1er mars 2006 à l’hôtel Africa, à Tunis.

Le ministre tunisien des Transports, M. Abderrahim Zouari, présidera la cérémonie d’ouverture officielle de cette rencontre, à laquelle participeront des membres du gouvernement, des représentants d’institutions de développement et des acteurs du secteur des transports venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud ainsi que d’autres régions du monde.

Les échanges porteront essentiellement sur quatre grands thèmes: le transport et la santé, le transport et l’exclusion, la gestion des besoins et l’emploi et les moyens de générer des revenus. Par ailleurs, les participants définiront les voies et moyens de soutenir l’initiative gTKP en vue de promouvoir et de diffuser les connaissances en matière de transport.

Le gTKP est une initiative qui vise à promouvoir et à diffuser les connaissances en matière de transport, surtout dans les pays en développement. Elle a créé un site web où des informations relatives au transport peuvent être consultées par toutes les parties intéressées.

Cette initiative est née du constat que l’existence d’un réseau de transport efficace et fiable est indispensable au développement d’un pays et à l’exercice des activités quotidiennes. Pourtant, le développement et la diffusion des connaissances en matière de transport restent embryonnaires et, dans les pays en développement, de nombreux décideurs ne peuvent accéder à ces connaissances. Le gTKP entend pallier ce manque d’informations en fournissant un instrument pour transmettre les connaissances aux décideurs et autres partenaires du secteur des transports.

On s’accorde généralement à reconnaître, par exemple, qu’une connaissance plus approfondie des modalités de fonctionnement des systèmes de transport se traduirait par une amélioration de la performance des réseaux de transport. Tout le tissu social gagnerait beaucoup, en particulier dans les pays en développement, si les décideurs avaient accès à des informations et à des données appropriées sur les transports, ce qui leur permettrait de prendre des décisions judicieuses.

L’idée d’un Partenariat mondial pour l’échange des connaissances en matière de transport (gTKP) est née d’autres initiatives lancées, entre autres institutions, par le DFID, l’Institut de la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAsD). On s’accorde généralement à reconnaître qu’il y a une corrélation entre l’existence d’une infrastructure appropriée et la réalisation des Objectifs de développement du millénaire (ODM). La stratégie de réduction de la pauvreté tient compte du principe selon lequel l’accès aux moyens de transport est une condition préalable à l’amélioration de la qualité de vie. Toutefois, faute de connaissances, de données et d’informations adéquates sur le rôle des transports, les décideurs ne sont pas en mesure de prendre des décisions en toute connaissance de cause.

Actuellement, les activités du gTKP parrainées par le DFID sont surtout axées sur l’établissement de partenariats et la collecte d’informations additionnelles pour enrichir le site Web. Le Département a organisé l’atelier d’ouverture à Londres en janvier 2004, suivi d’un autre en juillet 2004 pour analyser cette question. Un troisième atelier, organisé par la Banque asiatique de développement, s’est déroulé à Manilles (Philippines) en mars 2005 pour lancer officiellement le partenariat.

L’assemblée annuelle et l’atelier 2006 du gTKP donneront l’occasion aux participants d’analyser les acquis de l’année dernière et de faciliter l’orientation future de ses activités. Au nombre des principaux orateurs attendus, on peut citer le président du gTKP, M. Peter O’Neill, ainsi que divers autres intervenants représentant la BAD, la Banque mondiale, l’Union africaine, la Banque asiatique de développement et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).


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