La BAD organise une rencontre pour étudier l’implication du secteur privé dans les actions des fonds d’investissement climatique (FIC)

16/01/2013
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Lors du Forum de partenariat des FIC organisé par la Banque africaine de développement (BAD) à Istanbul le 7 Novembre 2012, un panel d'intervenants a examiné des points clés qui sous-tendent les investissements du secteur privé dans les opérations des FIC, y compris les opérations fiscales et les enseignements tirés par plusieurs pays qui ont réussi à attirer des investissements du secteur privé, du moins dans certains secteurs.

Animée par Mafalda Duarte, spécialiste en chef du changement climatique à la BAD, la session  se distinguait par la presence d’Andrea Bacher, responsable des politiques pour la Chambre de commerce internationale (CCI), de Kaushik Ray, associé principal chez Trinity International LLP, de Tim Irwin du Département des finances publiques du Fonds monétaire international, de Karen Breytenbach, conseillère principale des projets au sein de l’unité de la Trésorerie nationale d'Afrique du Sud dans le partenariat public-privé (« PPP ») et chef du bureau des finances, de Nintira Abhisinha, vice-président des finances et de la comptabilité à Bangchak Petroleum Public Company Limited, et de Caleb Indiatsi, directeur de la planification, de la stratégie et de l’exécution des projets au sein de la Geothermal Development Corporation au Kenya.

Avec une perspective globale, les panélistes ont identifié la nécessité d’avoir des processus de mutualisation des risques, notant que le risque politique peut s’avérer le principal obstacle au financement à long terme, qu’une réflexion commune entre les agences gouvernementales et les ministères est indispensable à la réussite des projets, et qu'il importe d'identifier les risques budgétaires bien en amont.

Les séances par pays se sont axées sur les actions de trois d’entre eux : l’utilisation par l’Afrique du Sud, d’un programme de roulement lié à la chaîne d’approvisionnement pour poursuivre le grand programme national d'énergie renouvelable, ainsi que le rôle clé de l'unité PPP avec les compétences appropriées ; les plans de la Thaïlande à étendre sa palette énergétique pour y inclure une plus grande part d’énergies renouvelables, y compris des solutions innovantes tels que le toit solaire et les biocarburants ; et l’utilisation par le Kenya de sources concessionnelles de financement incorporé au financement des banques multilatérales de développement (BMD) – en l’occurrence, la BAD et le financement du projet de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables dans les pays à faible revenu (SREP) - pour financer l'exploration des ressources, ce qui devrait ouvrir la voie à l'investissement du secteur privé dans le développement des ressources dans le projet géothermique du Menengai. 

Les conclusions de cette séance de travail sont les suivantes :  

  • Il est nécessaire d'établir des cibles gouvernementales et des approches claires de l'investissement du secteur privé, caractérisées par une adhésion de tous les ministères publics nécessaires, réduisant ainsi le risque de modifications futures dans les projets ou les procédures.
  • Assurer un financement adéquat pour tout le cycle du projet, de la conception à sa clôture financière.
  • Explorer les risques budgétaires - s'assurer que les obligations publiques pourront être satisfaites et que la capacité de payer est avérée.

La BAD s’est engagée auprès des FIC depuis leur création, en 2008. Aujourd'hui, la Banque soutient activement les pays et les régions d'Afrique dans l’élaboration des plans d'investissement des FIC et ensuite dans la distribution de leurs fonds, ainsi que celle de son propre co-financement, afin de transformer ces programmes en actions.