La Bad abrite la table ronde sur l’évaluation de la gouvernance en Afrique : Garantir l'harmonisation, produire de la valeur

25/09/2008
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La Bad abrite la table ronde sur l’évaluation de la gouvernance en Afrique : Garantir l'harmonisation, produire de la valeur

Tunis, 25 Septembre 2008 – Le Groupe de la Banque africaine de développement a organisé, jeudi à Tunis, une table ronde des parties prenantes sur «l’Evaluation de la gouvernance: Garantir l'harmonisation, produire de la valeur». La réunion a mobilisé des experts de la BAD, ACBF, l’OCDE, du PNUD, de la CEA, de la Banque mondiale, de GTZ et Open Society Initiative pour l'Afrique de l'Ouest, Trésor national de l’Afrique du Sud, du DFID, Global Integrity et Afrobarometer, entre autres participants. 

La rencontre de deux jours, selon le coordonnateur de la réunion, permettra aux experts de déterminer l’approche qui puisse le mieux répondre à leurs différents besoins d’acquisition de connaissances et de promotion de leur  vœu d’enraciner fermement la bonne gouvernance en Afrique. Elle permettra également de mieux harmoniser les différentes approches, en cherchant à prendre en compte la diversité nécessaire à la couverture d’une thématique aussi complexe.

Ouvrant la conférence, M. Gabriel Negatu, directeur du département de la gouvernance et de la gestion financière de la BAD, a souligné le fait qu’au cours de cette décennie, la gouvernance est au cœur des questions liées au développement. Le rôle de l'évaluation de la gouvernance en termes d'amélioration de la performance, d'efficacité de l'aide et de gouvernance globale, a déjà fait l'objet d'études approfondies.  La question reste d’actualité, en tant facteur de développement durable.

« Notre objectif commun lors de ces deux jours de travaux, consistera à examiner et à offrir une approche harmonisée et rationalisée de l’évaluation de la gouvernance en Afrique, sur lequel pourront s’appuyer les gouvernements, les organisations de la société civile et les partenaires au développement. Nous pensons également que des discussions autour d’une approche rationalisée devraient, entre autres, tenir compte de l’option d’une division de travail entre institutions, en tenant compte des avantages comparatifs. Ces discussions devront également permettre d’examiner la possibilité de délégation des évaluations aux institutions partenaires, et rechercher l’appropriation africaine de tout le processus», a affirmé M. Negatu.

Il existe au moins une demie douzaine de définitions et de postulats sur la gouvernance. Les agitations autour des activités liées à la gouvernance et son évaluation, persistent en dépit de l’absence d’un consensus sur la définition de  la bonne gouvernance. La pléthore de définitions, de compréhension et de postulats sur la notion, est la conséquence de nos approches différenciées et nuancées de l’évaluation de la gouvernance en Afrique, a ajouté M. Negatu.

Le Groupe de la Banque, a-t-il souligné, préparait le DSP depuis peu et dispose à ce moment de 21 profils-pays, ajoutant que présentement, l’institution s’est attelée à la révision de son approche, tant en termes de vision et de méthodologie. «Les leçons tangibles que nous avons tirées de notre brève expérience sur les DSP, montrent bien que la duplicité des évaluations, les évaluations répétitives et mal coordonnées, augmentent de manière significative les coûts de transaction pour les PMR. Il pèse également sur les capacités locales à générer et analyser les données, sans nécessairement améliorer leur capacité », a-t-il affirmé, précisant que « le défi actuel est de déterminer quelle approche peut le mieux permettre d’évaluer la gouvernance de manière efficace, effective, crédible, significative et consistante.

Le Groupe de la Banque, a poursuivi M. Negatu, est disposé à déléguer l’évaluation générale de la gouvernance des PGP (Profile de gouvernance pays), tout en se focalisant davantage sur les questions de gouvernance économiques et financières. «Nous aimerions connaître l’instrument musical que joue chacun et la manière dont nous évoluerons en tant que groupe, pour parler le même langage, et non, faire que du bruit. Nous devrions également trouver un fonds musical local pour faire avancer notre rythme », a-t-il conclu.


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Aristide Ahouassou Téléphone: +216 7110 34 14