La BAD investit 10 M$US dans le West Africa Emerging Market Fund

17/09/2009
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Tunis, le 16 septembre 2009 - Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi 12 septembre 2009, à Tunis, un investissement de 10 M$US dans le West Africa Emerging Market Fund (WAEMF). Cet investissement fait de la Banque l’un des principaux investisseurs du fonds, à égalité avec la Commonwealth Development Corporation (CDC) et la Société financière internationale (SFI).

Le WAEMF a pour promoteurs trois investisseurs institutionnels reconnus : Colina, NSIA et la CNPS, et un partenaire local, Phoenix Capital Management (PCM). Colina et NSIA sont des compagnies d’assurance régionales d’Afrique de l’Ouest, tandis que la CNPS est le fonds national de retraite ivoirien.

Le fonds cible le segment des PME et apporte ainsi son concours à des entreprises non publiques à fort potentiel de croissance, notamment dans les secteurs des services financiers et de l’infrastructure. Le fonds contribue également aux efforts déployés par les pouvoirs publics en vue de créer des emplois, accroître le PIB et faire reculer la pauvreté conformément aux objectifs du millénaire pour le développement.

La participation du Groupe de la Banque dans le fonds servira de catalyseur en attirant d’autres investisseurs institutionnels pour répondre aux efforts de mobilisation des ressources, déployés par les promoteurs en vue d’atteindre la capitalisation visée de 50 millions d’USD. Elle enverra aussi au marché un signal positif, qui contribuera à attirer d’autres investisseurs privés de long terme dans la région et pourrait ouvrir des opportunités de cofinancement avec d’autres institutions financières de développement (IFD). Dans le contexte actuel de crise financière, cette participation de la BAD sera d’autant plus capitale que les institutions financières se sont retirées des fonds de capital-investissement et des fonds d’actions.

La stratégie d’affaires du WAEMF cadre bien avec la Stratégie à moyen terme de la Banque, qui met notamment l’accent sur le développement du secteur privé, l’intégration régionale, le développement de l’infrastructure, le soutien aux États fragiles et la nécessité de renforcer les partenariats essentiels avec les IFD. L’investissement envisagé contribuera à l’émergence de fleurons régionaux, à créer des débouchés pour les femmes et à faciliter les flux commerciaux en Afrique de l’Ouest. La Banque s’emploie à juguler les effets dévastateurs de la crise financière sur les échanges régionaux grâce à la mise en place récente de mécanismes tels que l’Initiative pour le financement du commerce (IFC).

Avec un PIB de 131 milliards, soit l’équivalent de 16 % du PIB du continent, l’Afrique de l’Ouest offre de nombreux avantages en matière d’investissement : la complémentarité entre les pays enclavés de la zone sahélienne et les pays côtiers, une monnaie commune (le franc CFA) dans les huit pays membres de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), une tradition commerciale et culturelle commune et une loi de l’Union supplantant les lois nationales. La région compte quatre grandes économies (Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria et Sénégal) qui représentent 75 % de la population et 80 % du PIB de la sous-région.

À ce jour, la Banque a approuvé des investissements dans 12 fonds de capital-investissement qui cadrent bien avec les priorités opérationnelles de la Banque en matière de développement du secteur privé, exposées dans la mise à jour de la stratégie pour les opérations du secteur privé et dans le plan d’activités pour 2008-2010.


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