Cadre pour la croissance verte : agir pour la transition vers une croissance verte en Afrique

30/09/2014
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La Banque africaine de développement a publié son tout premier cadre pour la croissance verte, qui servira de document de référence fondamental pour ses travaux à venir en matière de croissance verte. Ce Cadre, intitulé Points d’entrée pour l’action en faveur d’une transition vers la croissance verte en Afrique expose le concept de la croissance verte dans le contexte africain et une compréhension commune des points d’entrée pour l’engagement du personnel de la Banque avec les pays africains.

A la suite de l’approbation du document, Alex Rugamba, directeur du Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique, a déclaré : « le Cadre est destiné à guider le personnel de la Banque dans la facilitation d’une transition graduelle de la région vers la croissance verte. On le conçoit comme un document évolutif, qui sera enrichi par l’expérience de la Banque en matière de facilitation des progrès de la transition vers la croissance verte en Afrique ».

Le Cadre pour la croissance verte de la Banque commence par définir et expliquer la logique de la croissance verte dans le contexte du développement de l’Afrique. Il expose les approches, les points d’entrée stratégiques, les méthodologies et outils, les instruments financiers et les indicateurs de suivi des progrès en matière d’intégration de la croissance verte dans les politiques et autres activités de développement.

Ce Cadre s’inscrit dans le débat sur la croissance verte pour la préparation et le suivi de la Stratégie de la Banque pour 2013-2022. Ladite Stratégie entend promouvoir une croissance de qualité en Afrique et vise un double objectif : une croissance inclusive et la transition vers une croissance verte. Le document s’appuie notamment sur les produits du savoir et les publications que développe l’équipe interdépartementale de la Banque en charge de la croissance verte.

De larges consultations ont été menées au sein de la Banque, y compris dans les bureaux régionaux, dans le cadre de l’élaboration du document. De plus, trois séminaires régionaux de formation ont été organisés à Nairobi, à Abidjan et à Pretoria en 2013. Les recommandations esquissées dans le document reflètent également les connaissances acquises lors des activités pilotes que la Banque et les partenaires de développement ont menées en Sierra Leone, au Mozambique et au Kenya. Des notes d’orientation sectorielles spécifiques complètent le document. La croissance verte a vocation à responsabiliser les pays, afin qu’ils concrétisent leurs objectifs de développement et de croissance, tout en : (i) optimisant l’utilisation des ressources naturelles ; (ii) réduisant les déchets et les pollutions ; (iii) renforçant la résilience des moyens de subsistance et des secteurs économiques aux chocs exogènes. La croissance verte ne saurait advenir du jour au lendemain, mais prend forme dans une transition graduelle, ajustée aux contextes nationaux. En élargissant ses diagnostics et ses indicateurs, la Banque peut aider ses pays membres à prendre des décisions éclairées quant aux voies de développement à emprunter et à une meilleure utilisation des ressources naturelles, de sorte de promouvoir une croissance durable et solide dans le temps.