Kenya / Ethiopie : une ligne électrique de 1 068 km et 1,26 milliard de dollars grâce à la BAD

07/05/2013
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Le 7 mai 2013, la Banque africaine de développement (BAD) a lancé le projet de construction d’une ligne électrique à haute tension de 1 068 kilomètres, qui reliera le Kenya et l'Ethiopie.

Le coût total du projet se chiffre à 1,26 milliard de dollars EU, réparti entre la BAD, la Banque mondiale et les gouvernements des deux pays concernés. Le concours de l’Agence française de développement (AFD) est également escompté.

Le projet, qui devrait être achevé en moins de cinq ans, prévoit la construction de lignes de transport d’électricité sur une distance de quelque 437 km en Ethiopie et 631 km environ au Kenya, ainsi que des installations connexes, à Wolayta-Sodo (Ethiopie) et Suswa (Kenya) notamment.

A l’occasion de la cérémonie de lancement, le directeur du Centre régional de ressources de la BAD pour l’Afrique de l'Est (CAER), Gabriel Negatu, a rappelé l'importance du projet pour le commerce transfrontalier en Afrique de l'Est : « La Banque africaine de développement reconnaît les programmes économiques respectifs de chacun des pays, ainsi que les priorités économiques de la région. Ce projet va créer des possibilités d’échanges énergétiques entre l'Ethiopie et le Kenya et dans la région de l’Afrique de l'Est, en améliorant l’accès à l'électricité à des prix abordables, et en renforçant les échanges transfrontaliers. Il offrira également aux pays disposant d’une capacité de production d'électricité excédentaire, comme c'est le cas de l'Ethiopie, une vraie opportunité de générer des revenus  », a déclaré Negatu. Et d’ajouter : « Les premiers à bénéficier directement du projet seront les foyers, les entreprises et les industries des collectivités au Kenya. L'interconnexion avec l'Ethiopie assurera l'accès à une énergie fiable et abordable à quelque 870 000 ménages d’ici 2018. »

La contribution financière de la BAD, à hauteur de 338 millions de dollars EU, couvrira, outre les études préalables, le coût total des lignes de transmission et une partie des coûts du poste de transformation en Ethiopie et de la ligne de transport au Kenya. Le coût total des services de consultation pour la supervision et la gestion du projet en Ethiopie et au Kenya, ainsi qu’une partie du coût du renforcement des capacités dans les deux pays, seront également pris en charge par la Banque.

La BAD a joué un rôle de premier plan dans la préparation du projet, en finançant une partie des études de faisabilité nécessaires pour rendre le projet bancable.