La BAD obtient un concours financier pour l’agriculture zambienne

27/03/2014
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Le Groupe de la Banque africaine de développement est intervenu en soutien du Plan national d’investissement agricole de la Zambie (NAIP : 2014-2018) en faisant approuver une subvention de 31,12 millions de dollars (20,54 millions d’unités de compte) par le Programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) en faveur du projet de développement de la chaîne de valeur agricole de ce pays.

Le Projet zambien de relèvement de la productivité et des marchés agricoles (Agriculture Productivity and Market Enhancement Project - APMEP) a été approuvé par le Conseil d’administration de la BAD le mercredi 26 mars 2014 à Tunis. Il est axé sur le développement de l’irrigation et de l’aquaculture, la promotion de la production agricole et animale, et l’amélioration de la productivité.

Il appuiera également des activités de transformation et d’ajout de valeur agro-alimentaires, les  efforts pour établir de nouveaux liens commerciaux, la participation d’hommes, de femmes et de jeunes à ces activités, et le relèvement des revenus des ménages.  Le projet entend également garantir une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Les trois composantes clés du projet sont les suivantes :

  • Le volet Production et productivité agricole portera sur le  développement de l’irrigation, de l’aquaculture et de l’élevage, la diversification et l’intensification des cultures, et  les questions environnementales.
  • Le volet Développement de la chaîne de valeur et  liens commerciaux va promouvoir  la transformation agro-alimentaire, le développement de chaînes de valeur, la création de centres de services agricoles, et l’établissement de nouveaux liens avec les marchés.
  • Le volet de Renforcement institutionnel soutiendra la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la gestion journalière des activités du projet, ainsi que leur suivi et leur évaluation.

Ces activités sont alignées sur le document de stratégie de pays axé sur les résultats, prescrit par la Banque, (DSP 2011-2015).  Le DSP souligne la nécessité de développer le secteur productif de la Zambie en promouvant la diversification économique à travers le développement des infrastructures et la gouvernance économique et financière appropriée du pays.

Ce projet est également aligné sur la stratégie de la Banque pour le secteur agricole (2010-2014), sur sa stratégie en matière d’égalité des sexes (2014-2018) et sur sa stratégie décennale (2013-2022).

Le projet se base par ailleurs sur le programme de développement du gouvernement tel qu’articulé dans la Vision Nationale 2030, laquelle reflète les aspirations et la détermination de la Zambie à devenir un pays prospère à revenu intermédiaire d’ici à 2030.

Le projet sera lancé dans six districts, soit ceux de Sinazongwe, Gwembe, Chongwe, Rufunsa, Serenje et Citambo, d’une superficie totale de 40 759 km2. D’après le recensement de 2010, ces six districts ont une population de 503 291 habitants (49 % du sexe masculin, 51 % du sexe féminin) qui sont dans leur grande majorité de petits exploitants agricoles. Les principaux critères qui ont déterminé la sélection de ces districts sont ceux de la pauvreté, de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition, de la vulnérabilité aux changements climatiques, et des perspectives de diversification agricole et de croissance économique.

Il est estimé que le nombre de bénéficiaires directs du projet sera de 75 000 ruraux, dont 33 750 femmes (45 %).  Celui des bénéficiaires indirects est d’environ 40 000 personnes le long de la chaîne de valeur agricole devant être développée. On attend du projet qu’il crée au moins 450 emplois qualifiés/semi-qualifiés à temps plein et quelque 2200 emplois non qualifiés à temps partiel dans des activités de production, de transformation et de commercialisation agricoles au profit d’hommes, de femmes et de jeunes.

Le coût estimatif du projet est de 34,87 millions de dollars US (23,01 millions d’unités de compte). La subvention GAFSP financera 89,3 % de ce coût, tandis que le gouvernement et les bénéficiaires y contribueront respectivement à raison de 10,3 % et 0,4 %.