Déclaration de Paris: la Bad réalise des progrès

27/03/2008
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Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a réalisé d’importants progrès dans l’alignement des ses prêts sur les priorités nationales de ses pays membres régionaux, a déclaré mardi à Tunis la vice-présidente des opérations sectorielles Zeinab El Bakri.

Prenant la parole lors d’un séminaire sur les progrès de la Bad dans la mise en œuvre de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, la vice-présidente El Bakri a précisé que la Bad avait également fait d’importantes avancées dans sa coopération avec d’autres partenaires au développement dans l’élaboration de stratégies pays conjointes.

Elle a toutefois reconnu qu’il y avait encore des perspectives d’amélioration dans la coopération technique avec d’autres partenaires et l’utilisation des systèmes de gestion financière nationaux, entre autres domaines.

Des progrès mitigés ont également été observes en ce qui concerne les mécanismes permettant de garantir la prévisibilité de l’aide et que les partenaires au développement ne créent pas des structures et des missions parallèles pour effectuer le même travail.

La vice-présidente El Bakri a appelé le personnel de la Bad à ne ménager aucun effort pour que le Groupe de la Bad continue à jouer un important rôle dans la mise en œuvre de la déclaration de Paris.

« La Banque a aujourd’hui la confiance des bailleurs de fonds et de ses actionnaires et jouit d’un respect grandissant dans les pays clients. Il est à cet égard capital que nous profitions de cette confiance pour la traduire en résultats mesurables », a exhorté la vice-présidente El Bakri.

Le séminaire a passé en revue les progrès réalisés pour atteindre les objectifs de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et la préparation de la Bad au forum de haut niveau d’Accra sur l’efficacité de l’aide programmé dans la capitale ghanéenne du 2 au 4 septembre 2008.

Entérinée par plus de 100 ministres, membres de gouvernement et présidents d’agences de développement, dont le Groupe de la banque africaine de développement, la déclaration trace une feuille de route destinée à améliorer la qualité de l’aide et son impact sur le développement. Elle définit 12 indicateurs pour mesurer les améliorations dans l’efficacité de l’aide. Pour 11 des indicateurs, les objectifs ont été fixés à l’horizon 2010.

Une innovation importante de la déclaration réside dans le fait qu’aussi bien les partenaires au développement que les récipiendaires de l’aide sont responsables de ce que l’aide soit efficacement utilisée.

La vice-présidente El Bakri a déclaré que la réunion d’Accra, à laquelle participeront les bailleurs de fonds, les pays partenaires et d’autres parties prenantes s’attellerait à identifier les progrès réalisés jusque-là et quelles étaient les barrières, et proposerait des actions pour renforcer les progrès.

Revenant sur la préparation du forum de haut niveau d’Accra, le directeur de la Bad chargé des politiques opérationnelles, Philibert Afrika, a rappelé que la Bad était certes attachée à la déclaration de Paris, mais qu’elle avait besoin d’en faire un peu plus pour être sûre d’honorer ses engagements.

Il a insisté sur l’importance de ce forum qui réunira des ministres et des officiels de premier plan, dont les chefs des institutions multilatérales et des ONG, venant de 150 pays. Plus de 800 participants sont attendus au forum. Les ministres, les responsables gouvernementaux et les chefs des agences multilatérales doivent adopter à la fin des travaux le « Plan d’action d’Accra », articulé autour de quelques questions clés.

M. Afrika a précisé que le Plan d’action d’Accra serait un document court et concis qui dégagerait des actions prioritaires pour les partenaires et les bailleurs de fonds pour supprimer les principaux goulots d’étranglement dans la mise en œuvre de la déclaration de Paris.

Parmi les questions-clés qui seront discutées à Accra, citons la conditionnalité de l’aide, la prévisibilité de l’aide ainsi que le renforcement des capacités, a déclaré M. Afrika, signalant que le forum d’Accra constituerait une « place de marché pour la connaissance et les idées.