La BAD s’apprête à réitérer son engagement avec la Libye

16/05/2014
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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à renouveler son engagement avec la Libye, maintenant que sa Note de réengagement pays 2014-2016 a été approuvée par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque, jeudi 15 mai 2014 à Tunis.

Selon cette Note, le nouveau contexte politique en Libye est l’occasion, pour la Banque, de renouveler et d’étendre son engagement avec le pays, lequel est partie prenante du Groupe de la BAD – et non des moindres –, avec 4,057 % de son capital souscrit au 31 décembre 2013. La Libye s’est également engagée à verser une contribution de 37 millions de dollars EU, pour la 13e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-13), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, un signe fort de l’intérêt que porte le pays au réengagement avec la BAD.

La Note propose que la Banque étudie les possibilités de travailler avec les autorités libyennes et les partenaires internationaux en des domaines qui prépareraient le terrain pour promouvoir la stabilité et une croissance inclusive dans le pays.

Présentant la Note au Conseil d’administration, Jacob Kolster, directeur régional de la BAD chargé de la région Afrique du Nord, a soulignait que ce réengagement entend soutenir la transition politique et économique de la Libye, tout en créant un partenariat fructueux et bénéfique pour le reste du continent africain. Et d’ajouter que, compte tenu des ressources financières considérables de la Libye et de son réseau d’investissements déjà existant à travers l’Afrique, un partenariat axé sur l’investissement pourrait s’avérer stratégique, tant pour la Libye que pour la Banque.

Ce partenariat permettra au gouvernement libyen de dresser un état des lieux des investissements du pays, de récupérer les actifs mal acquis par le passé, de renégocier les termes des contrats existants et de reformuler sa stratégie d’investissements, notamment s’agissant de ses fonds souverains, afin d’en accroître la taille, le rendement et la productivité de ses investissements en Afrique. Pour sa part, la Banque travaille déjà avec un certain nombre d’institutions libyennes, à l’instar du fonds Libya Africa Investment Portfolio, (LAP), et étudiera les champs de cofinancement en Afrique, tout en aidant la Libye à diversifier et à améliorer le rendement de ses ressources.

La Note se concentre exclusivement sur le pilier de la gouvernance, qui englobe le renforcement des capacités institutionnelles de l’État, l’amélioration de la prestation de services et la création d’un environnement propice au le développement du secteur privé.

« Compte tenu de la faiblesse des institutions publiques en Libye avant la révolution, ainsi que du manque de capital humain et d’expertise, qui sont nécessaires pour gérer et diriger ces institutions après la révolution, la Banque appuiera le renforcement des capacités à travers un éventail d’objectifs institutionnels, qui inclue le développement des capacités de leadership, la gestion et la planification budgétaires et le renforcement de la résilience de l’État face à la fragilité », est-il stipulé dans la Note.