La BAD aide désormais 30 pays à faire avancer des projets soucieux de l’environnement, avec le FEM

04/05/2015
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Depuis 2008, la Banque africaine de développement (BAD) est l’une des entités d’exécution du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Selon le Rapport annuel 2014 de la BAD et du FEM, publié le 4 mai 2015, le portefeuille – relativement récent – de projets administrés par la BAD en compte 28, mis en œuvre dans 30 pays d’Afrique.

Le volume de ce portefeuille a décuplé au cours des cinq dernières années, pour s’élever à plus de 200 millions de dollars EU aujourd’hui. Grâce à son rôle catalyseur dans le financement du développement du continent, la Banque contribue grandement à la synergie et à la coordination entre les partenaires au développement et le secteur privé africain. Ainsi, le portefeuille BAD-FEM de 218 millions de dollars EU a mobilisé plus de 1,27 milliard de dollars  en cofinancements, la BAD ayant réussi à lever au moins 5 dollars EU pour chaque dollar que le FEM a financé.

Des investissements ont été réalisés dans tous les domaines prioritaires du FEM, notamment dans le développement d’approches pour le financement du secteur privé. Le rapport met en exergue la diversité du portefeuille, dont 75 % environ des projets sont consacrés à des projets d’atténuation du changement climatique, le reste portant sur la dégradation des sols, la biodiversité, les eaux internationales et d’autres questions transversales. Dans le cadre de son approche diversifiée en matière de lutte contre le changement climatique et de réponse aux défis environnementaux du continent, la Banque a obtenu des financements auprès de trois fonds fiduciaires administrés par le FEM : la Caisse du FEM, le Fonds pour les pays les moins avancés et le Fonds spécial pour les changements climatiques. Dotée d’un portefeuille financé à 50 % par le Fonds pour les PMA, dont elle est l’une des principales agences d’exécution, la BAD démontre ainsi sa capacité à mobiliser des ressources externes en faveur de l’adaptation du continent au changement climatique.

« À l’échelle mondiale, l’Afrique n’est pas considérée comme un grand émetteur de gaz à effet de serre », a déclaré Kurt Lonsway, responsable de la division de la BAD sur l’environnement et le changement climatique, à la suite de la publication du rapport,  Avant d’ajouter : « Toutefois, le continent est en train de devenir la région la plus exposée aux effets du changement climatique. Le partenariat de plus en plus étroit entre la BAD et le FEM est en voie de relever les défis liés au changement climatique qui touchent le continent. »

Afin d’accroître l’efficacité de la mise en œuvre des projets BAD-FEM, le rapport identifie également plusieurs difficultés, relatives à la lenteur du processus de préparation des projets, aux dispositions institutionnelles, à la question de la pérennité et à l’amélioration de la préparation des rapports.

De plus, le rapport décrit deux projets majeurs dont la mise en œuvre a commencé en 2014 : le Centre et réseau africain pour le financement des technologies relatives au climat (dit ACTFCN pour l’acronyme anglais) et le Fonds africain des énergies renouvelables (dit AREF pour l’acronyme anglais). Le projet ACTFCN a bénéficié d’un financement de 14,4 millions de dollars EU de la part du FEM. Il vise à soutenir le développement et le transfert des technologies relatives au climat dans les pays africains, afin de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la vulnérabilité face au changement climatique. Plateforme de diffusion des connaissances, le projet ACTFCN rassemble des parties prenantes clés pour élaborer des mécanismes de financement innovants sur le changement climatique. Établi en mars 2014, le fonds AREF, doté quant à lui de 130 millions de dollars EU, est parrainé principalement par le Fonds des énergies durables pour l’Afrique et le Fonds pour l’environnement mondial, qui participent tous deux à son capital. À ce jour, le fonds AREF a examiné 131 dossiers, qui représentent un potentiel de production d’énergie renouvelable de 4 000 MW.