En Afrique du Sud, la BAD procède au lancement officiel de la plateforme de l'Autoroute de l'information en Afrique

26/02/2014
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Premier guichet unique de données du continent, l’“Autoroute de l’information en Afrique” a été officiellement lancée lundi 24 février à Pretoria, en Afrique du Sud. La cérémonie d’inauguration, durant laquelle a été faite une démonstration en direct de cette nouvelle plateforme, s’est tenue au Centre de ressources de l’Afrique australe de la Banque, en Afrique du Sud. Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD, et Pali Lehohla, statisticien général de Statistics South Africa, présidaient, ensemble, l’événement.

Conçue et développée par le Département de statistiques de la Banque, l’Autoroute de l’information en Afrique (AIA) est une plate-forme de gestion et de diffusion de données révolutionnaire, qui aura un impact sur la façon dont celles-ci sont collectées, stockées, et finalement utilisées par quiconque y aura accès.

Cette plateforme aux multiples bénéficiaires a été inaugurée devant une large assemblée, en présence notamment des représentants des plus grands établissements universitaires et instituts de recherche d’Afrique du Sud, de responsables du gouvernement, d’organismes du secteur privé, d’analystes économiques et financiers, de chambres de commerce, de partenaires de développement multilatéraux et de représentants des médias.

Remerciant toutes les personnes et les institutions présentes, l’économiste en chef et vice-président de la BAD Mthuli Ncube a dit combien il était enthousiaste à partager cette Autoroute de l’information en Afrique et à pouvoir faire la démonstration, en direct, de ses nombreux avantages pour toutes les parties prenantes en quête de données sur l’Afrique. « La véritable valeur des données tient à leur facilité d’utilisation. Ce qui signifie qu’elles doivent être facilement accessibles, récentes, pertinentes et exactes », a-t-il déclaré.

« Les statistiques publiques sont un bien public, financé par des fonds publics, et il est logique qu’elles soient libres d’accès pour tous les utilisateurs. La demande de données “ouvertes” ne cessant de croître, la Banque a ouvert l’accès à ses propres données et aide les pays africains à mettre en place des systèmes “Open Data”. Grâce à l’Autoroute de l’information en Afrique, les utilisateurs peuvent désormais accéder à un large éventail de données sur développement, provenant des 54 pays africains. »

Pahli Lehohla, de Statistics South Africa, a exprimé sa gratitude envers la Banque africaine de développement – son Département des statistiques en particulier –, qui a été le moteur du développement de la plateforme qui héberge l’Autoroute de l’information en Afrique, avant de présenter les progrès de taille enregistrés en matière de collecte de données et d’accès à celles-ci. « Par le passé, le recensement national était la seule façon d’accéder à l’information, or un tel recensement n’était pas toujours facilement disponible ou accessible. L’Angola en est un bon exemple : grâce aux efforts de la BAD et d’autres partenaires, le pays a pu procéder au recensement de sa population en 2013, plus de 40 ans après son dernier recensement, fournissant les données de base qui permettent d’assurer le suivi du développement du pays. » Pahli Lehohla a invité toutes les personnes présentes à accéder au système Open Data et à commencer à tirer parti du portail.

La mise en place de l’AIA visait à accroître sensiblement l’accès public aux données officielles et autres statistiques en Afrique et à apporter un soutien aux pays africains afin d’améliorer la qualité, la gestion et la diffusion de leurs données. L’AIA répond également à la demande en données récentes exprimée par la BAD elle-même, pour suivre l’impact de ses interventions sur le développement du continent.

Pour Mthuli Ncube, « il ne fait aucun doute que les données seront la pierre angulaire du programme de développement pour l’après-2015. Cela veut dire qu’il faudra établir un ordre de priorité dans les données recueillies pour s’assurer de leur pertinence et de leur adéquation avec les besoins des utilisateurs, tout en renforçant les capacités des pays à collecter de bonnes données de manière durable et en veillant à ce que celles-ci soient largement disponibles et orientent les politiques publiques. De meilleures données nécessitent d’investir dans le renforcement des capacités statistiques, ce que fait la Banque en accordant des subventions dans le cadre de son Programme de renforcement des capacités régionales. Nous collaborons avec nos partenaires pour mieux exploiter les ressources disponibles et pour mobiliser des ressources supplémentaires auprès de leurs donateurs, afin de renforcer encore les capacités de l’Afrique. » Et d’ajouter : « La plate-forme de l’AIA permet d’améliorer la diffusion des données dans les pays africains, à l’échelle sous-régionale et régionale. L’Afrique montre la voie en utilisant la plate-forme SDMX [“Statistical Data and Metadata Exchange“] pour faciliter la collecte et l’échange de données. Dorénavant, le Portail électronique des données gouvernementales, eGovDP, reliera les portails de plusieurs ministères et agences pour en faire un réseau unique, intégré et transparent, grâce auquel les responsables gouvernementaux pourront rapidement accéder aux données qui leur sont utiles pour la prise de décisions et l’élaboration de politiques essentielles. »

Dans les mois à venir, l’Autoroute de l’information en Afrique sera inaugurée à l’échelle régionale au Nigéria, au Sénégal, au Kenya et dans d’autres pays sélectionnés.

L’Autoroute de l’information en Afrique (AIA) :

L’Autoroute de l’information en Afrique (AIA) a été mise sur pied par le Département des statistiques de la Banque africaine de développement, dans le but de résoudre les problèmes liés à l’accessibilité des données auxquels étaient confrontés gouvernements, décideurs politiques, instituts de recherche, organismes du secteur privé, analystes, universitaires et simples citoyens africains.

Lancée en novembre 2012, l’Autoroute de l’information en Afrique a pour objectif d’accroître fortement l’accès public aux données officielles et autres statistiques en Afrique, tout en aidant les pays africains à améliorer la qualité, la gestion et la diffusion de leurs données. L’AIA répond également à la demande en données récentes que la BAD avait elle-même exprimée, pour suivre l’impact de ses interventions sur le développement du continent et s’assurer de leur conformité avec la Stratégie décennale de la Banque pour 2013-2022.

L’AIA entend accroître de façon significative l’accès à des données de qualité pour gérer et suivre les résultats des pays africains en matière de développement, et suivre notamment les progrès réalisés vers la réalisation des Objectifs du millénaire du développement (OMD) et répondre aux besoins en données destinées au programme de développement post-2015.